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Ma participation à l'atelier de Gwenaelle (avec les autres participants)
Barbarou de Tarascou était tapi derrière un fourré, observant le Japiododème qui se désaltérait au bord de l’oasis. Le soleil couchant faisait ressortir le rouge du sable et à l’horizon, on avait l’impression que le ciel s’enflammait. Barbarou avait envoyé son acolyte Eproquior rabattre l’animal. Il le voyait progresser doucement dans les dunes rouges, faisant un large cercle pour que l’animal à crête jaune ne se doute de rien. L’homme rampait sur les coudes, se relevant d’un bond pour passer une dune plus élevée qu’une autre, bougeant ses cent vingt kilos avec aisance ; de dos, il avait l’air presque humain, baraqué mais souple et dynamique.
Au 24 siècle, le jappiododème était encore un animal peu connu : il avait seulement deux siècles d’existence ! La prime que les deux hommes auraient s’ils arrivaient à prendre une photo, (mieux s’ils arrivaient à la capturer) serait faramineuse, et leur permettrait peut être même de changer de vie, ou pour le moins de planète. Barbarou avait tellement envie d’émigrer sur Vénus, le pays des amazones. Enfin un lieu où il pourrait soigner sa gnaulote de façon sérieuse. Le manque de femme sur Mars était effectivement cruel mais le 24ècle siècle était l’apogée de la séparation des sexes, « qui faire ? Il faut vivre avec son temps », répétait il à l’envie, dès que quelqu’un abordait le sujet de cette séparation des sexes, décrété par l’Exoproque. Ce groupe de dictateurs régissait la vie de la galaxie surpeuplée. «Contraceptifs et préservatifs ne sont pas suffisants : la séparation des sexes est l’avenir de l’humanité : moins de contacts, moins d’enfants, plus de place CQFD » finissait leur porte parole comme un mantra.
« La séparation des sexes, quelle connerie » fustigea Barbarou. Il avait même lu sur son quotapad, que LAURE ET HAL venait de sortir un sexypou, sorte de résille que les femmes se mettaient dans les cheveux sur terre pour séparer les poux males et les poux femelles. Ah revenir sur terre et pouvoir fricoter avec des donzelles ; sexypou ou pas, c’était son rêve : Se végaffer de cette planète rouge, qui lui explosait les yeux malgré ses lunettes protectrices, se réveiller au bord de l’océan, manger une bonne bouillabaisse, la vraie vie.
Barbarou estima qu’au train où allait Eproquior pour contourner l’animal, il avait un bon quart d’heure de libre avant l’attaque de leur proie. Barbarou, dans un sens, était content que Eproquior se soit éloigné : Vivre avec lui était difficile , non pas qu’il soit bruyant, trop bavard, ou pas assez, mal élevé ou gros ronfleur, , non le problème d’Eproquior se situait plutôt au niveau de l’hygiène, du manque d’hygiène pour être plus précis : Eproquior méritait bien son surnom, donné en hommage au quatrième roi mage, celui qui devait apporter le savon au Petit Jésus , en des temps reculés que tout le monde avait oubliés. Eproquior était allergique au savon et par conséquent n’en avait pas approché un depuis deux ans au moins, date de leur rencontre. Quand Eproquior s’éloignait c’était comme une bouffée d’air pur pour son entourage. L’air lourd, chargé de sable rouge, semblait d’un coup presque respirable.
Barbarou observa à nouveau le Japiododème : un mâle d’après sa grande taille, un mètre soixante dix, mesuré nom pas au garrot, comme les chevaux, mais au haut de son front, avant le début de sa crête. Une des particularités des Japiododèmes était que, arrivé à l’âge adulte, la crête continuait à grandir mais pas le reste du corps. « Japiododème », disait Kikipédia « Nom vernaculaire du Nikkus de Saint Phallus, créature créée au 22ème siècle par manipulation génétique en inoculant à une œuvre de la grande plasticienne Nikki de Saint Phalle : (1930 -2002) des gènes de chien »: S’ensuivaient dans cet article des photos des « Nanas », de cette même Nikki, que Barbarou avait scotchées dans sa modeste chambre. Ses nanas le réveillaient le matin et avaient fait de lui un expert mondialement reconnu en Japiododème et autre Phallusosités.
Barbarou interrompit sa rêverie : le moment fatidique se rapprochait. Eproquior arrivait au niveau du repère qu’ils avaient fixé tout à l’heure; Et soudain le colosse se leva, agitant les bras et criant pour rabattre le Japiododème vers Barbarou, son appareil numérique et son fusil télescopique. Eproquior continua à hurler tel un pékiotir de fête foraine. De face, on voyait bien maintenant, son nasose mal soigné, L’absence de nez faisait comme un trou béant dans sa face rubiconde. Surpris par la rapidité du galop du japiododème, et par la vision apocalyptique du visage d’Eproquior et de son cratère facial, Barbarou ajusta son fusil, tira précipitamment et sa fléchette anesthésiante se planta au milieu du front de Eproquior, qui s’effondra en hagrissant. Le Japiododème ne demandant pas son reste, disparut à l’horizon, jappant à qui mieux mieux et Barbarou s’exclama : « Caramba, encore raté ! »
Voici la consigne de Gwenaelle
Maintenant que les choix sont faits, je vous propose d’écrire un texte avec les mots suivants :
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