Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 02:49

Le château de Lord Valentin - Robert Silverberg

 

4ème de couverture :

Sur la planète géante de Majipoor, Valentin est le Coronal désigné.
Mais victime d'un complot, il se retrouve amnésique, errant sur les routes. Devenu jongleur en compagnie d'une troupe de saltimbanques, il va emprunter la longue route qui le ramènera à son château.

 lord-valentin.jpg

 

L’histoire :

Peuplés de créatures extraterrestres, toutes plus originales les unes que les autres, cette quête de Valentin pour reconquérir son trône est sans temps morts et pleine d’enseignements, pour lui-même comme pour le lecteur qui le suit pas à pas, au fur et à mesure où ses partisans deviennent plus nombreux.

Il surmontera de nombreux dangers parmi lesquels des plantes-bouches carnivores capables d’estourbir un cheval, une rivière pleine de rapides, des dragons- mammifères…..

 Les personnages sont faciles à imaginer et bien décrits : des  skandars à six bras,  des Su Suheris à deux têtes, les métamorphes capable de se transformer à la demande.

En dehors de ce monde fabuleux et surprenant, des questions intéressantes sont soulevées notamment sur la mémoire, sur la capacité d’un individu à changer totalement de vie, sur ce que nous enseignent nos rêves, et enfin sur la cohabitation harmonieuses entre des espèces très différentes.

Pour ne rien gâcher une idylle se noue entre Valentin et Carabella, la belle jongleuse.

 

L’organisation politique de cette planète est un peu complexe il s’agit d’une sorte de monarchie avec quatre personnages politiques principaux : un Pontife, un Coronal, un Roi des Rêves et une Dame de l’île du Sommeil.

Le pontife est le souverain suprême qui ne sort quasiment jamais d’un labyrinthe enterré ; le coronal gouverne (Lord Valentin) et parcourt les trois continents à la rencontre de ses habitants. En temps normal, il habite au mont du Château, une montagne aménagée artificiellement qui culmine à 50 kilomètres d’altitude.

A la mort du pontife, le coronal en titre devient pontife et un nouveau Coronal est désigné Il est désignée non pas en fonction d’une lignée puisque le coronal ne peut pas être le fils du pontife  mais en fonction de ses « mérites ». Les deux autres personnage politiques sont également importants  et envoient des rêves et des songes aux habitants de Majipoor  : la Dame de l'Île du Sommeil, qui est la mère du Coronal et qui, via des rêves, influence la conduite de ces sujets et le Roi des Rêves, qui est chargé de surveiller et de punir les criminels (il envoie des rêves très violents qui sont suffisamment dissuasifs pour empêcher les humains et autres créatures de commettre des meurtres, par exemple)

 

En résumé, un livre où j’ai été régulièrement surprise et où je ne m’attendais pas du tout au rebondissement final.

Le château de Lord Valentin peut se lire isolé du reste de la saga, que j’emprunterais sûrement prochainement à la bibliothèque.

En début de livre, des cartes aident à se repérer sur Majippor.

 

 

 

 

Quelques extraits des temps forts :

 

La rencontre de Valentin avec les jongleurs Skandars (pratique six bras pour jongler ;-))

Je vous ai vu ce matin jongler avec les couteaux, avec Sleet et Carabella. Vous pouvez faire l’affaire.

-         C'est-à-dire ?

-         J’ai besoin d’un troisième jongleur humain, et très vite. Vous savez ce que le nouveau Coronal a récemment décrété à propos des spectacles ?

Valentin haussa les épaules en souriant.

- C’est de la folie et de la bêtise, reprit Zalzan Kavol, mais le Coronal est jeune et je suppose qu’il lui arrive de se tromper de cible. Il a décrété que dans chaque troupe composée de plus de trois individus, un tiers des membres devrait être des citoyens de Majipoor d’origine humaine, et ce décret entre en vigueur à compter de ce mois.

- Un décret comme cela, intervint Carabella, ne peut avoir pour effet quee de dresser les races les unes contre les autres, sur un monde où de nombreuses races ont vécu pacifiquement depuis des milliers d’années.

 

La rencontre avec Autifon Deliamber, le vroon :

Soudain, la porte du véhicule s’ouvrit à la volée et un être minuscule en jaillit, un vieux Vroon au visage parcheminé, pas plus grand qu’un jouet, qu’une poupée, une petite créature légère comme une plume, aux membres tentaculaires et visqueux, à la peau d’une couleur verdâtre passé et aux immenses yeux dorés que la peur faisait briller. Une tache jaune pâle, qui pouvait être du sang, couvrait la joue anguleuse du Vroon tout près du bec qui lui tenait lieu de bouche.

 

 

J’ai beaucoup aimé la place du rêve dans ce livre avec notamment ce passage :

Valentin gémissait et tremblait dans son sommeil. Il se retourna et se nicha contre Carabella pour prendre un peu de sa chaleur alors que le froid horrible de ce rêve de mort l’enveloppait. Il eut été facile de se réveiller maintenant, d’échapper à l’horreur et à la violence de ces images et de se réfugier en lieu sûr en regagnant les franges de la conscience. Mais il n’en était pas question. Obéissant à sa rigoureuse discipline, il se plongea à nouveau dans le cauchemar. La silhouette gigantesque ricana. Le sabre s’éleva. Le monde tanguait et s’effritait sous le corps étendu de Valentin. Il recommanda son âme à la dame et attendit le coup de grâce.

 

Quelques descriptions de Majippor, et de ses habitants

Valentin se représenta Majipoor, cette sphère imposante suspendue dans l’espace, dont la moitié ou plus était couverte par la Grande Mer. Il se vit lui-même, planté à la pointe de Zimroel, avec la mer dans le dos et tout un continent qui se déroulait devant lui. Il vit la mer intérieure avec l’île du sommeil et au-delà, Alhanroel, dont la partie méridionale s’élevait jusqu’à l’énorme protubérance bombée du Mont du Château. Au dessus, le soleil, jaune légèrement teinté de vert bronze, qui dardait ses rayons de feu sur la poussière de Suvrael et sur les tropiques et réchauffait le reste de la planète, et les satellites de Majipoor quelque part dans le lointain, et les étoiles encore plus loin, et les autres mondes, les mondes d’où venaient les Skandars, les Hjorts, les Lii et tous les autres, et même le monde dont sa propre race était issue, la vieille Terre d’où ils avaient émigré quatorze mille ans auparavant, un minuscule monde bleu, ridiculement petit lorsqu’on le comparait à Majipoor, très loin, à demi oublié dans une autre partie de l’univers.

 

 

La rencontre avec les premiers métamorphes, les autochtones de Majipoor décimés par des colons en provenance d’autres planètes. Les métamorphes sont aussi appelés  Piurivars.

 

Valentin les regarda. Ils étaient cinq, deux adultes, peut être un mâle et une femelle et trois plus jeunes. C’étaient des êtres au corps fluet et anguleux et aux longues jambes, avec quelque chose de frêle et d’immatériel dans l’apparence. Les plus âgés étaient plus grands que lui. Ils avaient la peau d’une teinte verdâtre. La forme de leur visage était assez proche de celle des humains, à l’exception des pommettes aux arêtes vives, des lèvres presque inexistantes et du nez réduit à un léger renflement. Les yeux, écartés et descendant vers le centre du visage, étaient taillés en amande et dépourvus de pupille. Valentin était incapable de déterminer si leur attitude traduisait de l’arrogance u de la réserve, mais ils devaient certainement se considérer en territoire ennemi à bord de ce vapeur, ces membres de la race autochtone, ces descendants de ceux qui possédaient Majipoor avant la venue des premiers colons terriens quatorze mille ans auparavant.

 

La particularité de ces métamorphes est justement leur capacité  de  se transformer en imitant leurs interlocuteurs

Leur os ne se joignent pas comme ceux de la plupart des races, répondit Deliamber. Sous la pression musculaire, ils changent de position et adoptent une nouvelle disposition. Ils ont également dans la peau des cellules mimétiques qui leur permettent de changer de couleur et de contexture, et encore d’autres adaptations. Un adulte peut se transformer presque instantanément

 

 

En conclusion, un très bon  moment de lecture

 

 

logo-challenge-imaginaire.png

 

 

 

 C'était ma deuxième participation au challenge d'AYMELYNE 

Partager cet article

Repost 0
Published by L'écho des Ecuries - dans Challenge
commenter cet article

commentaires

Aymeline 30/03/2012 14:47

Il peut se lire isolé, mais la suite de la trilogie sur Valentin vaut le détour ainsi que les quatre autres romans se passant sur Majipoor :) Une de mes sagas préférées je suis heureuse que ça t'ai
plu :D

L'écho des Ecuries 30/03/2012 17:55



J'ai emprunté à la biblio les Chroniques de Majipoor ;-) Mais pas encore commencé : cette semaine j'ai lu Anne Perry ;-)



Présentation

  • : L' Echo Des Ecuries
  • L' Echo Des Ecuries
  • : Raconter des histoires (de poneys et de chevaux mais pas seulement) Participer à des défis littéraires
  • Contact

Recherche

Archives