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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 00:14


jpod.jpgJ'ai choisi ce livre à la bibliothèque quasi exclusivement sur sa couverture. J'avais envie de quelque chose de ludique, de frais, de drôle et pourquoi pas d'un peu enfantin, et quoi de mieux que des légos pour retomber en enfance ?
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La quatrième de couverture a fini de me convaincre : 
Plongée fatale dans le monde des geeks : Microserfs à l'ère Google ! Enfermés dans jPod, un studio de jeux vidéo à Vancouver, Ethan et six codeurs sont torturés par le service marketing et les défis idiots qu'il leur inflige.
Un univers amoral et échevelé où la culture de marijuana, le trafic de clandestins, la danse de salon et l'essor de la Chine font et défont le quotidien dysfonctionnel d'Ethan. Jeux de mots et bizarreries visuelles : DouglasCoupland, à son meilleur, décortique une vie et des personnages à la fois produits et créateurs de leur époque
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Et je n'ai pas été déçue, ce livre m'a beaucoup fait rire.  
 
Le narrateur Ethan travaille dans l'entreprise Jpod (toute ressemblance avec une entreprise existante est purement volontaire).  Dans son bureau, cohabite une équipe aussi déjantée que lui,  ses collègues parlent fort, mangent des chips aux crevettes, se chahutent, dissertent à l'infini sur des questions existentielles comme le nombre de décimales du nombre PI. 
Les autres personnages dans son bureau sont John Doe, (qui a vécu en secte de deux à dix ans et  déteste sa mère, lesbienne), Cow boy, Mark le maléfique (pourquoi ce surnom ? ), Bree et Kaitlin complètent cette fine équipe  pour la partie féminine.
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On fait également connaissance avec le frère d’Ethan, sa mère (qui cultive de la marijuana), son père (un champion de danse de salon). 
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Ces personnages bossent (un peu ), parlent (beaucoup), se lancent des défis débiles mais hilarants (écrire une lettre d’amour à Ronald Mac Donald). Mais ce n’est pas que cela, au moment où on si attend le moins, le récit bascule dans l’absurde pur (des chinois descendent d’une camionnette, la mère pète les plombs....)
C’est aussi une réflexion sur le ton de l’humour sur la mondialisation (les enfants exploités dans les pays émergents…)
Enfin, l’auteur ne manque pas d’autodérision puisqu’il se fait intervenir dans le livre et pas dans un rôle très glorieux. 
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Trois extraits : 
P242- 243
Bree était à son bureau et a momentanément oublié de baisser le volume de ses haut-parleurs, et nous avons tous entendu quelques secondes de cette vieille chanson de Morrissey, Everyday is like Sunday. Kaitlin a démarré au quart de tour : 
- Ce morceau a le don de me mettre en rogne, dans la réalité le dimanche est le pire jour de la semaine. Personne ne répond au téléphone, ni ne s’habille correctement, ni ne fait rien de productif. Si je dirigeais le monde, ça serait tous les jours jeudi.
- Quoi ? 
- Regarde les choses sous cet angle : le lundi ça craint parce que tu es dégoûté de ne pas pouvoir faire la grasse matinée, et c’est aussi le jour où on lieu 60% des réunions méga-chiantes. Le mardi, ça craint parce que la semaine compte encore quatre journées de travail ; tu te détestes et tu détestes le monde parce que tu es coincé, esclave de ton salaire, dans la roue pour hamster qu’on appelle la vie. Le mercredi, c’est pas beaucoup mieux car tu prends conscience vers midi que la semaine de travail est à moitié terminée, mais le fait que tu envisages ainsi la vie signifie que tu ne vaux ni plus ni moins que la troisième case de cette vieille bédé pas drôle, Cathy, lorsque le personnage s’aperçoit qu’elle est une vieille fille grosse et esseulée et que ses cheveux se dressent sur la tête et qu’elle pousse un cri d’horreur. Le vendredi est une mauvaise journée parce que tu te sens comme un rat qui attend ces granulés, les granulés étant le week-end. Le samedi ça va, mais c’est tout juste. Et le dimanche, comme je l’ai déjà dit, ça ressemble au jour que le temps a oublié, où rien ne se passe et où, paradoxalement tu commences à souhaiter le retour du lundi. Alors donnez-moi une semaine de jeudis, quand vous voulez. Tout le monde est de bonne humeur, les gens font vraiment des trucs, et la perspective du samedi donne de la joie de vivre.
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P281
J’hésitais à frapper. Kaitlin a regardé par la fenêtre de devant. Sur les notes étouffées de Boogie Woogie Bugle Boy, Papa dansait avec une chaise, et Fam Fong avec un ski. 
A présent, c’était elle qui restait sans voix.
- Il objétisent, ais- je expliqué.
- Quoi ? 
- C’est une exercice de danse de salon. Tu dois danser avec un objet et lui insuffler de la vie. C’est compliqué à réaliser. Papa loue des dessins animés à Disney tout le temps pour voir comment les théières et les tapis volants s’expriment. 
Kaitlin réévaluait le mon potentiel de mon matériel génétique en vue des ses éventuels futurs enfants.
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P397
John Doe parle ainsi :
- « Mon problème, c’est que mon père a touché le pactole à l’Irish Sweepstakes quand j’avais deux ans et qu’il a quitté ma mère, qui a réagi de façon excessive et est devenue une lesbienne radicale. C’est une légende familiale. Résultat, on m’a fait l’école à la maison et je n’ai appris l’existence des lettres majuscules qu’à l’age de dix ans.
- Qu’est ce que les lesbiennes ont contre les lettres majuscules ? 
- Ça implique une hiérarchie, que certaines lettres sont plus spéciales que d’autres.
- Ah. 
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C’est un livre totalement déjanté (que je recommande)
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Ma participation au challenge de Phildes "lire sous la contrainte" où il fallait lire un titre avec un seul mot 
 challenge contrainte

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Published by Valentyne - dans Challenge
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commentaires

Hilde 13/02/2013 17:28

C'est un roman qui me tente. Je vais essayer de le trouver à la médiathèque. :)

Valentyne 13/02/2013 20:10



L'humour de l'auteur m'a beaucoup plu ;-) un bon moment ;-) 


un peu geek (comme ton challenge que je viens de voir ;-)



Sharon 07/02/2013 21:08

C'est une bonne idée. ;)
Si je me décidais, alors je le lancerai sur l'ancien blog - j'ai du mal avec WP.

Valentyne 09/02/2013 19:09



C'est vrai que j'ai regardé un peu WP avant de me lancer avec Over blog et c'était beaucoup plus compliqué ;-)


Si tu te lances dans un challenge "livres drôles et déjantés" , je suis ta première inscrite  


Bon week end ;-)



Sharon 07/02/2013 13:29

C'est sympa, de lire des livres déjantés.
Je ne lis que des livres trop sérieux.

Valentyne 07/02/2013 21:06



Tu pourrais nous concocter un challenge "Livres drôles et déjantés" 


Cet été en vacances  j'ai lu "La Revanche des
otaries de Vincent Wackenheim" , très drôle , je n'ai pas fait de billet dessus (pour cause de
vacances" mais je te le conseille ;-)



DENIS 03/02/2013 20:23

un livre étonnant donc

Valentyne 04/02/2013 21:06



oui étonnant, qui ne se prend pas au sérieux et drôle 


Bonne soirée Denis ;-)



Philippe D 27/01/2013 06:24

Le récit bascule dans l'absurde... hum pas sûr que ça me plairait.
Merci pour ta participation et rendez-vous la semaine prochaine pour les résultats et la nouvelle contrainte.
Bon dimanche.

Valentyne 27/01/2013 07:01



Cela n'arrive que deux trois fois dans le livre ;-)


Je ne sais d'ailleurs pas si c'est le bon terme, peut être que "totalement improbable" serait mieux.... mais c'est drôle ;-)


Bon dimanche à toi aussi 



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