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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:50

Ma participation à l’atelier d’écriture de Skriban (Gwen)

 

Les textes des autres participants sont ici :

 

La consigne de Gwenaelle : Les bottes de sept lieues

 

Aujourd’hui, une proposition imaginée par 32 Octobre, que je trouve, personnellement, très séduisante. J’espère que ça vous plaira autant qu’à moi…

La plupart des voyages dont on rêve n’ont jamais lieu. 

Ou alors on les accomplit intérieurement. 

L’avantage, quand on emprunte ces vols intérieurs, c’est qu’on a de la place pour les jambes. 

Henning Mankell (1948- ) – Les Chaussures italiennes (2009)

Et si votre paire de chaussures préférées prenait la parole, quel voyage fait ou rêvé nous raconterait-elle? 

 

 

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Je suis une paire de sandale secondaire : secondaire, comme une résidence secondaire.
Enfin je suis la moitié d'une paire : ma jumelle est l'autre moitié (forcément ;-))

 

Toute l’année, je suis laissée dans le sous sol de la maison et personne ne s’occupe de moi. Mais quand voilà arrivée l’heure des grandes vacances alors là c’est la fête et on ne voit plus que moi, on ne parle que de moi et c’est à qui voudra m’avoir aux pieds.
En général, c’est la foire d’empoigne parmi les cousins et les cousines : j’ai connu toute la famille : d’abord Bastien pour lequel nous avons été achetées ma soeur jumelle et moi, il y a maintennant 10 ans. Il est grand maintenant Bastien : 1, 80 et 15 ans. Ensuite j’ai acompagné sa soeur, Camille 13 ans, qui maintenant ne jure plus que par des tongs griffées Havaianas , cette pimbèche. La deuxième cousine Fabienne m’en a fait voir de toutes les couleurs, j’ai même fait de la trottinette avec elle.


Moi, je n’ai pas bougé ou presque : taille 30, ou taille 5 ans à peu près: ma soeu et moi nous sommes une splendide paire de sandale en plastique rouge, une sandale à trou-trou comme disent les enfants, ou aussi des chaussures de mer : je suis sûre que vous avez déjà eu aux pieds deux de mes consoeurs et que je n’ai pas besoin de me décrire plus en détail.
Après la sieste des plus petits, chaque membre de la famille enfile, qui des baskets, qui des sabots, qui des tongs. Cette année, le petit dernier, qui répond au surnom de Boubou, a flashé sur moi : il faut dire que rouge vif comme je suis, j’ai presque une allure de Ferrari : il s’imagine déjà courir plus vite que les cousins. Pas facile d’être le plus petit de la tribu !!


Nous sortons donc tous de concert pour la promenade : Nous tournons d’abord à droite : direction les Champs Elysées : oui oui vous avez bien entendu les Champs Elysées; nous longeons ensuite la rivière ou plutôt le plus petit fleuve de France (1194 mètres disent les plus précis) où on peut voir à certains moments de l’année des truites Fario.


C’est mon éternel regret ce fleuve, car malgré tous les essais de mes petits propriétaires successifs, je n’ai jamais pu m’y plonger, ne serait ce qu’un court instant : les parents et les grands parents sont catégoriques : « on ne se baigne pas dans la rivière : il y a du courant, tu pourrais être emporté » disent ils au petit intrépide, qui voudrait bien m’emmener faire un plongeon.


Notre balade nous emmène le long des cressonnières où Mamie achète quelques bottes de cresson qu’elle servira en soupe le soir.


Ensuite direction la plage, avec vue sur la falaise. Là c’est le meilleur moment : selon la marée, nous nous retrouvons soit sur les galets, soit sur le sable à peine découvert par la mer et encore humide: j’adore patauger dans les quelques flaques d’eau de mer qu’il reste à marée basse et dans les algues qui sont si craquantes sous les pieds des estivants. A marée haute, nous restons sur les galets et je fais tout mon possible pour que l’enfant dont j’ai la charge ne se torde pas trop les chevilles. Il faut faire aussi attention lorsque nous allons sur l’estacade, les planches sont irrégulières et une chute est si vite arrivée.


Après des jeux et un concours de chateaux de sable géants, les enfants ont le droit d’aller dans la pateaugoire installé sur la promenade. Là, c’est chaussures interdites et je reste bien sagement à l’entrée avec les autres sandales et tongs, à côté du pédiluve : j’y discute avec les copines que je n’ai pas vu depuis l’an dernier : salut t’es revenue cette année? : il est sympa ton petit maître cette année !!!
Au moment de repartir, c’est là qu’il faut se concentrer et que chaque enfant reprenne la bonne taille et la bonne couleur de sandale : je connais des enfants qui sont arrivés chaussés de bleu et qui sont repartis en vert. (voire avec un pied en bleu et l'autre en vert)

Oh là la que ces vacances à Veules les Roses sont sympathiques !!!. Allez y faire un tour peut être nous rencontrerons nous dans les petites rues, qui longent la Veules et les moulins encore en activité.


Voici  le lien pour une visite virtuelle mais sans le cri des mouettes et l’odeur des poissons ramenés par les pêcheurs


http://www.veules-les-roses.fr/

 

 

 

 

 

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Published by L écho des Ecuries - dans Atelier Skriban
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