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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 20:26

 

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Ce roman est le troisième volet de la série Majipoor. J’ai retrouvé avec plaisir  Lord Valentin et ses proches du « Château de Lord Valentin » et Hissune, le héros de «Chroniques de Majipoor ».

Majipoor, depuis des centaines d’années, connaît la paix et ses habitants vivent en relative bonne intelligence. Ce livre décrit la revanche des changemorphes sur ceux qui leur ont « volé » leur territoire. De terribles catastrophes naturelles (épidémies agricoles essentiellement) s’abattent sur Majipoor, entraînant famines et guerre civile.

Les différents points de vue alternent dans ce livre : celui de Lord Valentin, coronal de Majipoor, homme d’une quarantaine d’année, celui d’Hissune. ….

Pacifiste convaincu, Lord Valentin défend l’idée que tout conflit peut se résoudre sans prendre les armes, en discutant, argumentant, essayant de convaincre par les mots. Plus jeune, Hissune, s’il reconnaît le pouvoir de la diplomatie, est plus « combatif » et se prononce pour la guerre contre les changemorphes.

Des témoignages de personnages secondaires (une agricultrice ghayrog ; le gardien d’un zoo ; Faraata, un métamorphe assoiffé de vengeance ; La Danipiur,  reine des métamorphes plus encline à la paix) apportent la  vision des autres habitants de Majipoor.

Lord Valentin est très humain et montre ses failles (en particulier sa peur en devenant Pontife de devoir s’enterrer vivant dans le Labyrinthe).

Au-delà de l’histoire, captivante, Silverberg pousse une réflexion en filigrane sur le pouvoir et les institutions qui gouvernent le monde ; ou comment un Pontife agonisant et maintenu artificiellement en vie, peut créer une vacance du pouvoir et par conséquent  mettre en péril l’équilibre d’une nation.

 

 

Deux extraits :

Le dialogue entre Faraataa le métamorphe extrémiste, assoiffé de vengeance et la Danipiur

 

-         Il vaudrait mieux détruire entièrement cette structure et nous installer où nous le désirons sans demander la permission à quiconque !

-         Mais vous devez comprendre que c’est impossible. Vous ne pouvez ni chasser vingt milliards d’individus de cette planète ni les exterminer. Ce que nous pouvons faire, c’est vivre en paix avec eux. Et Valentin présente notre chance de faire la paix, Faraataa.

-         La paix ! quel mot haïssable et mensonger ! la paix ! Oh non, Danipiur, je ne veux pas la paix. Ce n’est pas la paix qui m’intéresse mais la victoire. Et la victoire sera à nous.

-         Cette victoire à laquelle vous aspirez sera notre perte à tous, répliqua la Danipiur.

-         Je ne pense pas. Et je pense que vos négociations avec le coronal ne vous mèneront nulle part. S’il vous accorde les concessions que vous voulez lui demander, ses princes et ses ducs le renverseront et le remplaceront pas un homme plus cruel et  qu’adviendra il alors de nous ? Non, Danipiur, je dois poursuivre la guerre jusqu’à ce sur Ceux Qui Ne Changent Pas aient entièrement disparu de la surface de la planète. Toute autre solution signifiera la perpétuation de notre esclavage.

 

 

La vision de Lord Valentin :

 

En début d’après midi ils firent halte à l’est de la vallée de Dulorn dans le Val de Prestimion qui avait été autrefois un important centre rural. Le voyage que Valentin effectuait à travers le continent tourmenté de Zimroel l’avait mis en présence de scènes d’une tristesse accablante – fermes abandonnées, villes dépeuplées, traces de terribles luttes pour survivre… mais de tous les endroits qu’il avait vu, le Val de Prestimion était certainement le plus déprimant.

Les champs étaient carbonisés, ses habitants silencieux, stoïques et hébétés.

- Nous cultivions la lusavande et le riz, dit l’hôte de Valentin, un planteur nommé Nitikkimal qui, semblait-il, était le maire. Le charbon de la lusavande a tout détruit et nous avons dû brûler les champs. Il faudra au moins deux ans avant de pouvoir les ensemencer de nouveau. Mais nous sommes restés ici. Personne n’a quitté Prestimion, votre majesté. Nous avons peu à manger, et nous autres les Ghayrogs nous n’avons pas de gros besoins, vous le savez. Pourtant nous n’avons pas assez de nourriture et nous n’avons pas de travail, cela nous rend nerveux et nous sommes tristes de voir la terre couverte de cendres. Mais c’est notre terre, voilà pourquoi nous restons. Pourrons nous replanter un jour, votre majesté ?

J’en suis certain, dit Valentin en se demandant s’il ne donnait pas un faux espoir à ces gens.

 

 C'était ma cinquième participation au challenge d' Aymeline

 

et première au challenge ABC DE BABELIO

critiquesABC2013

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Published by L'écho des Ecuries - dans Challenge
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commentaires

Arieste 08/10/2012 15:39

je suis ravie que tu ai aimé !!! tu comptes continuer à lire les autres tomes de la série du coup ?

Valentyne 10/10/2012 10:37



Coucou Aymeline


Oui j'aime bien cette saga, je poursuis lentement mais surement : je vais à la bibli cette après midi ;-)



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