Quantcast

Une Photo, quelques mots

Lundi 18 février 2013 1 18 /02 /Fév /2013 03:43

 

Un amant silencieux était pour elle une bénédiction. Celui qui se tait n’attend rien de vous. Les peaux suffisent amplement au dialogue. Quelques baisers, la cigarette qu’on échange, un sourire après l’amour, et la présence du jardin, si proche…

Sa bouche reste fermée. La lèvre supérieure, rose pâle, délicatement ourlée, frémit de temps en temps. Il se demande si elle va se mettre à parler, et si la magie de la nuit va disparaître. Mais non, elle ne dit  rien et le regarde de ses yeux clairs. Une couleur un peu grise, indéfinie, comme lavée de tous désirs suite aux caresses et baisers de la nuit. Dans ses yeux, une lueur : est ce le reflet du jardin ? du soleil dont les rayons entrent, timidement, par la porte-fenêtre grande ouverte? Oui, ce doit être cela, les rayons du soleil ont eu vent de ce qu'il c'est passé cette nuit entre Aurore et Rémi et ils viennent chatouiller cet amour qui naît. Ils jouent sur la joue dorée d'Aurore, la bien nommée. Un prénom de princesse, disaient ses copines en primaire. 

Rémi effleure ses cils de la main, doucement. Lui, non plus depuis leur rencontre n'a pas émis une parole. Il faut dire que parler, à la réception où ils se sont rencontrés tenait d'une mission impossible. Dans le fracas de l'orchestre et les danses des festivaliers, il aurait fallu hurler pour s'entendre. Comment se sont-ils vus et reconnus dans cette foule bigarrée du Carnaval de Venise ? Rémi pense que c'est la lumière dorée de son masque qui l'a séduit, le contraste entre ce masque et une ombrelle noire finement dentelée,  et son geste aérien, aussi  : l'index sur la bouche, l'intimant au silence,  elle lui avait pris la main et l'avait emmené dans les rues surpeuplées de Venise. Tout le monde chantait et dansait et personne ne faisait attention à eux, ombres fugitives voguant vers des amours secrètes. 

Arrivés à l'hôtel, ils avaient fait l'amour passionnément, sans un mot. Elle avait ouvert la porte-fenêtre, nul bruit dans ce jardin, une cour avec quelque arbustes plutôt. Epuisé de tant de volupté, il s'était endormi. Il ne l'avait pas entendu  se relever au milieu de la nuit pour enlever tout ce lourd mascara qui assombrissait son regard, nuages sombres d'orage zébrés  de quelques éclairs de paillette. Elle avait également enlevé ce rouge à lèvre tirant sur le violet, qui  rendait son teint si pâle.  Et maintenant, il la voyait en plein jour, totalement démaquillée, pure jeune fille à la peau saine, pores resserrés, à peine marquée par la nuit qu'ils venaient de passer. A moins qu'il n'ait rêvé et que cette jeune fille aux yeux de perle ne soit pas la peine qu'hier soir. Il revenait sans cesse à ses yeux, ils les découvrait dans la lueur du matin. Il lui semblait que les oiseaux dans le jardin s'étaient tus eux aussi pour admirer l'aube, ou Aurore. 

Se décidant enfin, il sourit, heureux de sa vie qui commençait ce jour,  et prononça : "Comment t'appelles tu,  belle inconnue ?" 

Il n'eut pas le temps d'éviter la lourde lame gris acier du couteau de sa belle.

 

venise1.jpg

C'était ma participation à l'atelier de Leiloona sur deux photos de © Romaric Cazaux

 

en mixant avec la consigne de Gwenaelle , (suivre le lien pour lire les autres participants)

Ce dimanche, Saint Valentin oblige, nous allons parler d’Amour (d’amûûûr…. même) mais pas en niveaux de gris, plutôt en CMJN, si vous voyez ce que je veux dire (cyan, magenta, jaune, noir pour ceux qui n’auraient pas fait PAO pour les Nuls, comme moi).

Je vous cite un extrait du dernier roman de Hubert Haddad, Le peintre d’éventail, et vous propose de continuer l’histoire à votre guise.

Un amant silencieux était pour elle une bénédiction. Celui qui se tait n’attend rien de vous. Les peaux suffisent amplement au dialogue. Quelques baisers, la cigarette qu’on échange, un sourire après l’amour, et la présence du jardin, si proche…

Par Valentyne - Publié dans : Une Photo, quelques mots
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 8 octobre 2012 1 08 /10 /Oct /2012 03:43

Sur une idée de Leiloona et une photo de Romaric Cazaux

 

  enfance.jpg 

      http://www.bricabook.fr/2012/10/une-photo-quelques-mots-51/


A : - Josiane, j'ai ressorti l'album, tiens regarde, notre première photo toutes les deux, l'été où on s'est rencontrées  

J : - Oui, Andrée, je me souviens, C'est papi René qui l'avait prise cette photo 

A : - Il s'arrangeait toujours pour qu'on ne le voit pas quand il appuyait sur le bouton

J  : - Et ensuite il disait : "j'aime la spontanéité : Vous êtes vivants, alors vivez !"

A : - Oui mais du coup , sur les photos, on est souvent de dos, et on ne voit pas ton sourire. Avec ta coupe au bol, tu étais si jolie. 

J  :  - Ne m'en parle pas.  Comme tu avais un cheveu sur la langue je n'avais rien compris. "tu étais si zolie" et je t'avais répondu , je ne suis pas zolie, je suis pire. Et puis je voulais être un garçon.  Si j'avais été un garçon , j'étais persuadée que Papa ne serait pas parti, et que Maman ne sait pas tombée malade. Si j'avais été un garçon, j'aurais pu être grand et fort.   

A : - T'es bizarre, c'est tellement mieux d'être une fille !

J : - Cette fois là, Papi et Mamie nous avaient emmené au lac 

A : - Et tu t'étais mis en tête de pêcher une truite pour le soir 

J : - On avait trouvé un bout de bois, Papi nous avait donné de sa ficelle, 

A : - On n'a rien pris  !

J : - Si on a pris une chaussure et des algues

A : - Oui et les algues, tu les avais mises dans le cou de Francine, la petite voisine.

J : - C'était pour me venger qu'elle nous ait cafté à Papi pour les oeufs. 

A : - On avait eu une belle fessée pour avoir caché les oeufs. On s'imaginait qu'en les planquant, on pourrait élever nous mêmes les poussins. 

J : - A l'origine, Il y a toujours Francine. Elle faisait la bêtise avec nous et après elle allait cafter. 

A : - Une fois, tu lui as collé un chewing gum dans les cheveux

J : - Aux grands maux, les grands remèdes : Quand y’en a marre, y’a Malabar. Elle avait poussé le bouchon un peu loin ce jour là !

A : - Et la fois où on avait piqué un peu de vin de messe.....

J : - Quelle grimace tu avais fait : "Ça pique pas, ça arrache! criais tu  à qui voulait l'entendre 

 A : - Ensuite, tu es restée à la ferme. 

J : - Oui l'Assistance Publique comme on disait à ce moment, était d'accord pour que je reste chez tes grands parents, avec toi.

A : -  A ton arrivée, mamie avait crié : mais c'est qu'elle est tout' maig'. Va falloir remplumer tout cela ma cocotte ! Sur la photo, tu n'as pas encore grossi, on voit tes côtes. Mamie, elle disait, mange ta soupe, c'est pour grandir !

J : - Et moi je répondais :Grandir, pour quoi faire?  Je veux être un garçon et je veux rester petit.

A : - Un jour, Mamie nous a montré comment planter des pensées

J : - Oui je n'arrivais pas à retenir ce mot : "Pensée", un drôle de nom pour une  fleur, et je disais "Faites pousser vos idées" au lieu de faites pousser vos pensées. 

A : - Ces photos en noir et blanc me laisse toujours de la nostalgie. On a l'impression que cela s'est passé il y a un siècle alors que c'était presque hier. 

J : - Pourtant, la vie n'est pas en noir et blanc, elle est en or.

A : - En or ? 

J : - Oui c'est ce que disait papi : La vie est une question de pri OR ité !

A : On rentre à la maison ? Même avec ma veste, j'ai un peu froid..... 

 

deauville.jpg

Les autres participants sont ICI chez Leiloona et LA chez Gwennaelle 

 

 

La consigne de Gwenaelle : 

Aujourd’hui, je vous propose d’utiliser quelques-uns de ces slogans pour les détourner (si, si…) et en faire un texte dont vous choisirez la forme (récit, dialogue, poème…).

Voici 15 slogans, vous devez en utiliser 10 au moins.

  1. Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre. (Air France)
  2. A l’origine, il y a toujours Francine. (Farine Francine)
  3. Vous êtes vivant, alors vivez! (Cœur de lion)
  4. Vous ne viendrez plus chez nous par hasard. (Total)
  5. Grandir, pour quoi faire? (Renault Modus)
  6. C’est tellement mieux d’être une fille. (Barbie)
  7. Think different/Pensez différemment. (Apple)
  8. A fond la forme. (Décathlon)
  9. Nous vous devons plus que la lumière. (EDF)
  10. Faites pousser vos idées! (Jardiland)
  11. Ça pique pas, ça arrache! (Pimousse)
  12. Je suis pas jolie, je suis pire. (Kenzo)
  13. Quand y’en a marre, y’a Malabar. (…)
  14. La vie est une question de priorités (Magnum)
  15. La vie n’est pas en noir et blanc, elle est en or. (Christian Dior)

 

  une photo qqes mots

 

 

 

 

 

Par Val - Publié dans : Une Photo, quelques mots
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 03:43

Sur une idée de Leiloona et une photo de Romaric Cazaux

 

  http://www.flickr.com/photos/romaric-cazaux/3771919332/in/photostream/lightbox/

orange   
Il y a quelques temps, je vous avais raconté ma mésaventure dans le métro où j'avais été agressée par une poule (vous avez bien lu une poule , c'était ici  )

Je m'étais enfuie à tire d'ailes , regagnant la surface de la terre, Paris, sa foule de gens pressés, ses odeurs de gaz d'échappement. Là j'ai découvert une boutique fabuleuse que je visite souvent : "la jarre d'or". J'aime l'odeur des oranges mêlées à celle des oignons et du persil. L 'étal se renouvelle tous les jours. Un jour des dattes mielleuses et collantes, le lendemain du raisin, des bananes de Martinique. Je ne bouge pas de Paris mais dans ma tête je voyage, je sens sur mes ailes quand souffle le vent du nord.
 
Je m’installe devant cette boutique et je guette le meilleur moment pour m’incruster. Ce moment est quand l’épicier se retourne vers sa balance et sa caisse pour peser les fruits et les légumes. Il est aux petits soins pour son client et sa cliente, et là j’ai la paix. Il ne laisse alors devant la devanture qu’une sorte de gendarme, un petit épouvantail gris-bleu qui m’intimidait au début mais qui ne me fait plus peur.
J’en profite alors pour me faufiler et goûter les arrivages de fruits: Ah l’acidité des oranges, la douceur des kiwis, le goût acidulé des framboises.
Je bourdonne, je fredonne un tube que je chantais ma maman : malavita Tu me estás dando mala vida

Yo pronto me voy a escapar
Gitana mía por lo menos date cuenta
Gitana mía por favor
Tu no me dejas ni respirar
Tu me estás dando mala vita

Et la journée se passe ainsi : je goûte à tout, me sature de sucres et d’odeurs. Je me cache quand l’épicier débarque avec sa tapette et fait semblant de vouloir nous chasser, mes soeurs et moi. Car je ne viens pas seule vous pensez bien, là je pose sur la photo mais mes soeurs ne sont jamais bien loin; nous faisons partie d’un “club des incorrigibles optimistes”, nous vivons de rapines, de chapardages, et le soir venu nous rentrons nous abriter dans le métro où rien ne s’oppose à la nuit. Pendant notre courte vie , nous faisons l’aller retour métro- ville, depuis notre antre souterrain La Fondation comme l’appelle notre maman Tsé Tsé, Sa Majesté des mouches.

Et je ne vous parle que des fruits car Mr Ibrahim, l’épicier ne fait pas que dans le fruit et le légume. Il s’approvisionne aussi en fleurs : Des pensées, des soucis, des brins de muguets, des fleurs de Lys…. Les petites vieilles du quartier se précipitent toutes chez Mr Ibrahim et ses fleurs du coran. La prochaine fois je vous raconterai mon expérience au coeur d’un petite fleur jaune délicate dans un bouquet odorant : j’ai déjà le titre de ma future chronique de microfictions : Vol au dessus d’un nids de coucous.

Ce texte répond aussi à la consigne de l'atelier de Gwennaelle où il fallait écrire un texte avec 10 titres de sa PAL
Les titres de ma PAL

1 Quand souffle le vent du nord - Daniel glattauer
2 Malavita - Tonino Benacquita (en fait le titre de la chanson est malavida de Mano Negra)
3 Sa majesté les mouches - William Golding
4 Le club des incorrigibles optimistes - Jean Michel Guenassia
5 Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan
6 Microfiction - Régis Jauffret
7 Fondation - Isaac Asimov
8 La jarre d'or - Raphaël Confiant
9 Vol au dessus d'un nid de coucou - Ken Kesey
10 Mr Ibrahim et les fleurs du Coran - Eric Emmanuel Schmidt

 

Les autres participants sont ICI chez Leiloona et LA chez Gwennaelle 

 

 

 

  une photo qqes mots

 

 

 

 

 

Par Val - Publié dans : Une Photo, quelques mots
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 03:43

Sur une idée de Leiloona et une photo de kot   

  baiserdoisneau.jpg

 

Marion arrive, essoufflée en retard, énervée

 

Où est-il ? son tout nouvel amoureux

 

Nulle part ! Rencontre d’une nuit ? Il s’est lassé ?

 

Ou il en a trouvé une autre, plus belle, plus ponctuelle ?

 

Peut être un problème au boulot ? Dans le métro ?

 

Rendez Vous manqué ? fin de l’histoire ?

 

Il avait dit : « même heure, même endroit » : s’est elle trompée ?

 

Xavier arrive, essoufflé, en retard, soulagé(s) !

 

 

Les autres participants sont ICI 

 

 

 

  une photo qqes mots

 

 

 

 

  

Par Val - Publié dans : Une Photo, quelques mots
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 03:43

Sur une idée de Leiloona et une photo de kot   

 

JAMBES.jpg 

 

J’avais rendez vous avec Béatrice à 19H00 après le boulot. J’y étais allé en traînant les pieds, j’avais tout fait pour éviter ce rendez vous, ce piège.

Mais la très jolie frimousse m’avait enjôlé, cajolé,  menacé jusqu’à ce que je capitule, et je me retrouvais sur le trottoir bêtement à l’attendre.

Un quart d heure après l’heure dite, elle arriva, sautillant telle une petite mésange. J’observais ses jambes légères et souples sur une petite jupe noire recouverte d’une tunique noire également. « Cette tenue cache merveilleusement bien ton  embonpoint naissant » l’aie je taquiné.

Elle m’a donné un grand coup avec son sac de shopping justifiant son quart d’heure de retard !

Ah, ses jambes, sur lesquelles j’avais craqué, il y a maintenant deux ans : des petits escarpins de danseuse, des chaussures de marche, des bottines, des talons : tout la mettait en valeur. Face à de telles guibolles, le commun des mortels n’avait aucune chance de résister.

Un sourire, un bisou rapide et nous étions rentrés, elle ravie que je ne lui aie pas posé de lapin et moi un peu réticent, mais bon quand faut y aller…

La secrétaire était professionnelle mais souriante, elle nous fit rentrer sans passer par la salle d’attente, l’ homme en blanc, professionnel lui aussi, nous fit nous installer, pas bavard, « bonjour ça va bien depuis la dernière fois, installez vous Mme Duchemin ? »

Comment en étais je arrivé là, à 45 ans passés ? Ma mère se le demandait encore mais elle aussi était plus gaie ces temps ci et m’appelait toutes les semaines.

Il faut dire que je lui avais causé des soucis à ma chère maman : son fils unique,  45 ans, journaliste dans un magazine qui traitait des meilleures sorties Hard Rock, des meilleurs groupes … bref sans jeu de mot du Heavy !! Mais bon pour les beaux yeux (et belles jambes) de Béatrice, j’avais remisé ACDC Gun’s and Roses, Metallica, j’écoutais de plus en plus Higelin et Bashung.  

Et c’est là que ma vie a basculé.

Là devant l’écran, j’ai eu un choc, les images de cette sarabande, je m’y attendais, j’en avais vu plein à la télé, mais ce qui m’a mis par terre cela a été le « boum, boum », une musique forte et régulière.

Les ombres en noir et blanc se sont mises à danser sur l’écran : Cabrioles, Boum- boum, coup de pied, Boum- boum, pouce dans la bouche Boum- boum, une pirouette, Boum Boum. La sirène, qui nageait sur l’écran, faisait un bruit pas possible. Un boucan d’enfer !

Les ultra sons rythmaient sa chorégraphie en 3D, l’amplificateur mêlait des boum, boum des bruits de tuyauteries, la respiration de Béatrice.

Blouse Blanche, imperturbable, marmonnait comme pour lui seul : « un, deux, trois, quatre, cinq, cinq doigts à la main gauche : pousse toi un peu, mon trésor, que je regarde la droite. »

Béatrice me regardait, regardait l’écran, regardait le médecin.

« Le futur petit rat de l’opéra bat des jambes en mesure, mais du coup pas moyen de voir s’il s’agit d’une souris ou d’un souriceau : il va falloir attendre la prochaine échographie  » nous a averti Blouse Blanche au bout d’un moment d’attention soutenue.
 « C’est pas grave » a souri Béatrice : « on l’appelle Einstein, c’est mixte ».

 

Cette danse fut une révélation, c’est là que je me suis senti devenir père pour la première fois, le jour où j’ai vu Mon Einstein pour la première fois à la télé.  

Finalement entre échographie et chorégraphie, il n’y a pas beaucoup d’écart.

 

Les autres participants sont  ici  

 

 

 

  une photo qqes mots

 

 

La consigne des Impromptus littéraires de la semaine

Et si nous dansions maintenant? Mais attention, pas n'importe quelle danse! Vous devrez nous transmettre toute la magie d'une danse qui a fait basculer une vie, la vôtre, celle de votre grand-mère, celle d'un personnage inventé. Jitterbug endiablé, slow langoureux, valse nostalgique, tango passionné, peu importe; nous voulons saisir pourquoi, après cet instant précis, plus rien n'a été pareil.

  

 

  

Par Val - Publié dans : Une Photo, quelques mots
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Présentation

Derniers Commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés