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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:50

Ma participation à l’atelier d’écriture de Skriban (Gwen)

 

Les textes des autres participants sont ici :

 

La consigne de Gwenaelle : Les bottes de sept lieues

 

Aujourd’hui, une proposition imaginée par 32 Octobre, que je trouve, personnellement, très séduisante. J’espère que ça vous plaira autant qu’à moi…

La plupart des voyages dont on rêve n’ont jamais lieu. 

Ou alors on les accomplit intérieurement. 

L’avantage, quand on emprunte ces vols intérieurs, c’est qu’on a de la place pour les jambes. 

Henning Mankell (1948- ) – Les Chaussures italiennes (2009)

Et si votre paire de chaussures préférées prenait la parole, quel voyage fait ou rêvé nous raconterait-elle? 

 

 

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Je suis une paire de sandale secondaire : secondaire, comme une résidence secondaire.
Enfin je suis la moitié d'une paire : ma jumelle est l'autre moitié (forcément ;-))

 

Toute l’année, je suis laissée dans le sous sol de la maison et personne ne s’occupe de moi. Mais quand voilà arrivée l’heure des grandes vacances alors là c’est la fête et on ne voit plus que moi, on ne parle que de moi et c’est à qui voudra m’avoir aux pieds.
En général, c’est la foire d’empoigne parmi les cousins et les cousines : j’ai connu toute la famille : d’abord Bastien pour lequel nous avons été achetées ma soeur jumelle et moi, il y a maintennant 10 ans. Il est grand maintenant Bastien : 1, 80 et 15 ans. Ensuite j’ai acompagné sa soeur, Camille 13 ans, qui maintenant ne jure plus que par des tongs griffées Havaianas , cette pimbèche. La deuxième cousine Fabienne m’en a fait voir de toutes les couleurs, j’ai même fait de la trottinette avec elle.


Moi, je n’ai pas bougé ou presque : taille 30, ou taille 5 ans à peu près: ma soeu et moi nous sommes une splendide paire de sandale en plastique rouge, une sandale à trou-trou comme disent les enfants, ou aussi des chaussures de mer : je suis sûre que vous avez déjà eu aux pieds deux de mes consoeurs et que je n’ai pas besoin de me décrire plus en détail.
Après la sieste des plus petits, chaque membre de la famille enfile, qui des baskets, qui des sabots, qui des tongs. Cette année, le petit dernier, qui répond au surnom de Boubou, a flashé sur moi : il faut dire que rouge vif comme je suis, j’ai presque une allure de Ferrari : il s’imagine déjà courir plus vite que les cousins. Pas facile d’être le plus petit de la tribu !!


Nous sortons donc tous de concert pour la promenade : Nous tournons d’abord à droite : direction les Champs Elysées : oui oui vous avez bien entendu les Champs Elysées; nous longeons ensuite la rivière ou plutôt le plus petit fleuve de France (1194 mètres disent les plus précis) où on peut voir à certains moments de l’année des truites Fario.


C’est mon éternel regret ce fleuve, car malgré tous les essais de mes petits propriétaires successifs, je n’ai jamais pu m’y plonger, ne serait ce qu’un court instant : les parents et les grands parents sont catégoriques : « on ne se baigne pas dans la rivière : il y a du courant, tu pourrais être emporté » disent ils au petit intrépide, qui voudrait bien m’emmener faire un plongeon.


Notre balade nous emmène le long des cressonnières où Mamie achète quelques bottes de cresson qu’elle servira en soupe le soir.


Ensuite direction la plage, avec vue sur la falaise. Là c’est le meilleur moment : selon la marée, nous nous retrouvons soit sur les galets, soit sur le sable à peine découvert par la mer et encore humide: j’adore patauger dans les quelques flaques d’eau de mer qu’il reste à marée basse et dans les algues qui sont si craquantes sous les pieds des estivants. A marée haute, nous restons sur les galets et je fais tout mon possible pour que l’enfant dont j’ai la charge ne se torde pas trop les chevilles. Il faut faire aussi attention lorsque nous allons sur l’estacade, les planches sont irrégulières et une chute est si vite arrivée.


Après des jeux et un concours de chateaux de sable géants, les enfants ont le droit d’aller dans la pateaugoire installé sur la promenade. Là, c’est chaussures interdites et je reste bien sagement à l’entrée avec les autres sandales et tongs, à côté du pédiluve : j’y discute avec les copines que je n’ai pas vu depuis l’an dernier : salut t’es revenue cette année? : il est sympa ton petit maître cette année !!!
Au moment de repartir, c’est là qu’il faut se concentrer et que chaque enfant reprenne la bonne taille et la bonne couleur de sandale : je connais des enfants qui sont arrivés chaussés de bleu et qui sont repartis en vert. (voire avec un pied en bleu et l'autre en vert)

Oh là la que ces vacances à Veules les Roses sont sympathiques !!!. Allez y faire un tour peut être nous rencontrerons nous dans les petites rues, qui longent la Veules et les moulins encore en activité.


Voici  le lien pour une visite virtuelle mais sans le cri des mouettes et l’odeur des poissons ramenés par les pêcheurs


http://www.veules-les-roses.fr/

 

 

 

 

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:35

Participation à l’atelier d’écriture de Gwenaelle du 22/05/2011

 

Les textes des autres participants sont ici http://skribanworkshop.wordpress.com/2011/05/22/marchandises/

 

La consigne : parler de votre magasin préféré. Il peut-être réel ou imaginaire, actuel ou passé, vendre tout et n’importe quoi, être ici ou ailleurs. Laissez parler votre fantaisie, votre imagination, votre nostalgie, vos rêves les plus fous…

Pour corser un peu les choses, vous devrez inclure dans votre description les mots suivants : 

  • lunatique
  • anémone
  • étoile de mer
  • iconoclaste
  • bayadère
  • primesautier

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MARCHANDISES

 

Virginie errait dans les allées de l'entrepôt, véritable caverne d'Ali Baba, à la recherche d'un trésor enfoui.

C'était la pause entre midi et deux : les rares clients ne la gênaient pas.

Un seul vendeur aussi dans les 1 000 mètres carrés : il la connaissait, de toute façon, et ne viendrait pas lui proposer de conseils, comme le voulait la tradition: elle venait au moins une fois par semaine, prenant parfois un article, repartant parfois les mains vides, juste heureuse d'avoir passé là un moment. Une fois, il lui avait proposé son aide, elle lui avait alors souri et indiqué qu'elle ne cherchait rien de particulier ; elle se laissait porter par les étalages, comme une petite embarcation dans le mer méditerranée très proche..

 

C'était un hangar qui ne payait pas de mine à l'extérieur : une petite entrée discrète, un endroit sombre et juste éclairé par des néons : nulle lumière extérieure, le propriétaire n'avait pas eu l'autorisation de la mairie d'installer de grandes baies vitrées et des vélux; juste une lumière artificielle mais qui donnait une intimité particulière à ces lieux. Entre midi et deux la musique, se faisait aussi plus discrète et la radio locale était remplacée par les CD choisis par les salariés en pause : un haut parleur diffusait  JAMIROQUAI : the return of the space Cowboy.

 

C'était un magasin unique sur la ville  : rares maintenant étaient les magasins de tissus ayant un choix aussi varié : les femmes travaillaient et n'avaient plus le temps de coudre ; les magasins de tissus avaient donc peu à peu disparu depuis une dizaine d'année. Seul celui ci était resté, telle un dinosaure qui refuse de voir que son temps est dépassé. Acheter un morceau de tissu, puis du fil, des boutons lui revenait plus cher que d'aller dans un magasin de prêt à porter mais le plaisir était incomparable : que d'heures passées devant sa machine à coudre à essayer de tirer parti d'un coupon minuscule qu'elle avait déniché dans un amas de chutes en tout genre.

 

Dans la ville où Virginie habitait il restait bien quelques magasins en centre ville mais ceux étaient exigus et manquaient de l'intimité nécessaire pour faire son choix : ils s'étaient spécialisés aussi : certains ne faisaient que du tissu d'ameublement, d'autres que de l'habillement. Ici, même si l'agencement n'était pas toujours d'équerre, le choix était fantastique.

 

A l'entrée, les produits en solde : des coupons de soies multicolores, des bayadères, du tulle, 

Virginie en prenait un, attiré par la couleur. Elle regardait l'étiquette de la composition d'un coupon,  la dimension ? en aurait elle assez pour faire un ensemble à sa petite nièce, pour l'anniversaire de grand mamy ? Non tout au plus assez pour une jupe, mais l'aspect chatoyant lui plaisait : elle le prit sous son bras : 7 euros à peine : elle en ferait bien quelques chose.

 

Sur la gauche, le quart du magasin était réservé aux tissus d'ameublement : Virginie en achetait peu finalement mais elle aimait se promener dans ces larges allées: quelques tréteaux, des planches et de lourds rouleaux, qu'elle aurait bien été incapable de porter seule.

Les imprimés la faisaient voyager : tissus des Indes avec des éléphants, voilages transparents, avec des motifs martitimes : anémones et étoiles des mers enlacées en une ronde ininterrompue, Jacquards, Toile de Jouy.

Virginie passait ensuite très rapidement dans le rayon des tissus techniques : ici pas de fantaisie : des tissus solides pour des bâches, des tissus ignifugés pour les théatres, rien d'intéressant.

 

Plus loin, les petits rouleaux de tissus pour les fans de patchwork en provenance des Etats Unis. Des cours étaient organisés parfois pour expliquer ses différentes techniques : patchwork assemblé ou appliqués selon que les tissus étaient cousus entre eux ou superposés.

  

Enfin dans le dernier coin celui qu'elle préfèrait : l'habillement : en venant une fois par semaine, elle arrivait  chaque fois à découvrir quelque chose qu'elle n'avait pas vu la semaine précédente, du coton rayé, de la viscose fleurie, des imprimés primesautiers .

Cette semaine, les employés avaient tout réorganisé par couleur :  Rouge du plus clair au plus foncé en passant par le magenta, le vermillon et le garance , les bleus  turquoise, marines, les verts, les jaunes......

La semaine dernière la thématique était différente remarqua t elle : rayures d'un côté, unis de l'autre, pois sur une autre table, deux tables entières de fleurs.

 Virginie lisait les étiquettes de noms qu'elle connaissait maintenant par coeur mais dont elle ne se lassait pas   : Oh de la javanaise : Chaque fois qu'elle venait, elle repartait en chantant : que ce tissu soyeux et infroissable  puisse porter le même nom qu'une danse la ravissait

Gainsbourg s'invitait alors dans ces pensées :

 

 

J'avoue, j'en ai Bavé pas vous mon amour


avant d'avoir eu vent de vous mon amour

ne vous déplaise

en dansant la Javanaise

nous nous aimions

le temps d'une chanson

 

 

Sa pause de déjeuner arrivait à sa fin, il fallait repartir travailler, laissant là cet univers iconoclaste de douceurs et de couleurs.

Un dernier petit tour à la mercerie  : peut être trouverait elle des boutons pour aller avec le tissu qu'elle avait déniché tout à l'heure?

Et puis la jeune fille de ce rayon avait toujours de bonnes idées et lui proposait des alliances de couleurs et de matières auxquelles elle n'aurait pas pensé : toujours souriante, jamais pressée ou lunatique, une perle.

Tiens c'était une bonne idée cela les perles, pour faire un collier qui se marierait avec la future robe de sa nièce.

- Bonjour, avez vous reçu de nouvelles perles ?  .

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:41

 

 

- Bonjour, je m'appelle Solal

- Bonjour Solal

- C'est au prix d'un immense effort que je suis là devant vous aujourd hui aux IA .Je suis Insomniaque. A 20 ans, je me disais que les insomniaques l'étaient car ils le voulaient bien. Mon sommeil de plomb et un sommeil sans rêve me laissait frais et dispo le lendemain.

A 30 ans, je suis devenu insomniaque des déplacements : Il suffisait que j'ai un train à prendre tôt le lendemain pour ne pas arriver à dormir plus de 2 heures d'affilée la nuit précédente : endormissement à 11H54, réveil à 1H54, 3H24, 4h44 et envie d'assassiner le réveil quand celui ci me tirait d'un sommeil enfin paisible à 5H14. . A l'époque j'étais comptable, et après avoir passé la journée à additionner, multiplier, diviser, soustraire et autres opérations je ne me voyais pas en plus compter les moutons la nuit. Au bout de cinq ans de ce régime, je n'avais plus besoin de valises pour partir en déplacement, je les avais en permanence sous les yeux. Pour plaisanter et masquer mon problème, je disais : « le sommeil c'est comme le steak, je l'aime haché ».

En tant que comptable, je passais la nuit sur des problèmes insolubles comme : « un kilo de plomb est aussi lourd qu'un kilo de plume mais une heure de sommeil de plume vaut il une heure de sommeil de plomb ? »

J'ai résolu le problème, changé de boulot : plus de déplacement, plus d'insomnie. J'ai connu 5 années d'un sommeil sans nuage.

A 40 ans, mon problème est réapparu : j'ai fait une rechute !  il faut dire que le seul emploi que j'ai trouvé est gardien de nuits blanches ce qui pour un insomniaque repenti est terrible : la tentation  est quotidienne et c'est une lutte de tous les instants pour ne pas replonger dans mes anciens excès.

J'ai tout essayé : l'hypnose, la psychanalyse, les balades la nuit avec mon chien mais je partais töt et je rentrais tard  et au final je ne dormais pas plus.

J'ai essayé aussi les Impromptus Littéraires mais rien n'y fait : mon obesssion est la plus forte et je ne dors pas : la semaine où il fallait replacer la jurons du capitaine haddock, j'ai tout de suite pensé au moment où le capitaine Haddock ne peut pas dormir car quelqu'un lui demande si la nuit il met sa barbe au dessus ou en dessous du drap ! Bilan j'ai passé la nuit à relire Tintin sans trouver dans quel tome le capitaine est insomniaque.

La semaine dernière, je me suis pris pour le soleil : à peine je me couchais à un endroit qu'à l'autre bout de la terre il fallait que je me réveille : je n'ai pas fermé l'oeil de la semaine. J'ai bien pensé leur envoyer une lettre de réclamation à ces Impromptus pour incitation à l'insomnie mais cette semaine là j'étais en cure de sommeil.

C'est pour cela que je me suis inscrit aux Insomniaques Anonymes : pour parler de mon problème à des gens qui me comprendront  puisqu'ils vivent la même chose que moi.

-.........  

-  eh y a quelqu'un  vous m'écoutez?

–         ron phsitt, ron pshitt .........

–         Zut ils se sont endormis!

 

 

Ma participation aux Impromptus littéraires de la semaine du 7 juillet

Thème : insomnie

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:37

Souvent je me prends pour ….. Marcel

Quel Marcel allez vous me dire ?  il y en a plein des Marcel !

Ah je vous entends d’ici, encore une qui se prend pour LE Marcel, l’unique

Et bien non ce n’est pas lui

Longtemps je me suis levée de bonne heure le lundi matin

Pour regarder le thème des impromptus

Ensuite je cogite tout mon temps de transport pour arriver au boulot

Je descends Place de la Madeleine (véridique)

Mais non  ce n’est pas ce Marcel là qui me fait rêver

Et je ne me prends pas pour lui

 

Souvent  je me prends pour .... Marcel

Mes jumelles Delphine et Marinette me disent souvent

Mais oui maman tu es aimée

Mais ce n’est pas celui là de Marcel

 

Souvent  je me prends pour .... Marcel

Mon chien Marius me regarde avec ses yeux de cocker pas triste

Mais même s’il me fend le cœur, je n’ai pas toujours  le temps pour aller le promener 

Mais ce n’est pas celui là de Marcel

 

 

Souvent je me prends pour ….Marcel

Et je descends nue l’escalier sans que l’on me reconnaisse

Et je contemple la vue du champ de la fenêtre du salon

Mais ce n’est pas celui là de Marcel

 

Souvent je me prends pour ….Marcel

Et je me lance dans une pantomine de Bip

Car « La parole n'est pas nécessaire pour exprimer ce qu'on a sur le cœur » 

Mais ce n’est pas celui là de Marcel

 

Souvent je me prend pour ….. Marcel

Et alors j’alterne voir la vie en rose

Et broyer un œil au beurre noir

Mais ce n’est pas celui là de Marcel

 

Souvent je me prend pour ….. Marcel

Quand il fait chaud sur Paris,

Je mets mon débardeur et part à là recherche d’un peu de fraîcheur

Et c’est bien celui là  le Marcel pour qui je me prends

 

 Ma participation aux impromptus littéraires de la semaine du 29 juin

Thème "Souvent je me prend pour....."

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:34

Mr le directeur du ministère des Points et Chaussées,

 

Je me permets, par la présente, de vous présenter une requête et vous raconter la mésaventure qui m'est arrivé hier ; je roulais tranquillement, avec Germaine (Germaine c'est ma femme depuis 30 ans), quand soudain, au détour de la route, un nouveau rond point s'est présenté à nous (je tiens d'ailleurs à signaler que je n'ai rien contre les ronds points en général , ni contre ce rond point en particulier, c'est pratique un rond point car cela fluidifie la circulation) ;  sans flatterie aucune, je trouve que votre ministère remplit en tout point sa mission, mais je m'égare et revenons à ce qui  l'objet de ma requête qui sera rapide et qui tient  en trois points; petit 1) ce qui m'a choqué au plus haut point, c'est le nom de ce rond point - Rond-point R. Poincaré - comme je l'ai dit à Germaine cela ne va pas du tout comme nom d'un rond point, Poincaré ; a t on déjà vu un rond point être carré ; un rond point est rond, un point c'est tout ; Germaine a alors ajouté, un peu effrayée « mais tu prend le rond point dans le mauvais sens » ;  forcément un rond point carré cela m'avait mis un peu la tête à l'envers ; Petit 2 ) C'est ce que j'ai essayé de lui expliquer au gendarme qui m'a verbalisé aussitôt (le pauvre lui aussi était perturbé) et m'a dit à brûle pourpoint  « monsieur, ce rond point est très bien signalé et vous vous devez de respecter en tout point le code de la route » ; petit 3) Là dessus, il m'a collé une contravention  et retiré deux points -  Germaine me fait remarquer, à juste titre, que ce rond point pourrait aussi s’appeler Point Carré, ce qui serait déjà mieux puisque l’on sait qu’un rond point n’est point Carré ; cependant sans nouvelle de votre part dans un délai de 15 jours, j’enverrai copie de cette réclamation à la SPO  (Société Protectrice de l’Orthographe) car vous avez fait une faute à Poincaré ,  il y a deux r à carré et tout le monde sait cela, mon cher directeur des Points et chaussées, merci de faire votre nécessaire pour faire renommer ce rond point et comme je suis à l'origine de la découverte du fait que ce rond point n'a pas un nom décent, et même plutôt dangereux,  je propose que vous le renommiez avec mon patronyme, en mon hommage pour avoir évité de nombreux accidents – cordialement Mr Tilleux.

 

 

 

Ma participation aux Impromptus littéraires de la semaine du 20 juin

Thème Lettre de réclamation sans ponctuation

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:17

 

Maître Jockey , sur un poney perché,
Tenait en ses mains  un balai.
Maître Colley, par l'objet intrigué,
Le regardait en biais :
"Hé ! bonjour, Monsieur le Jockey.
Que vous êtes poli ! que vous me semblez haut !
Pourquoi un balai ? Une cravache
Me paraitrai plus appropriée,
Avec ce balai, vous faites  un peu  apache
A ces mots le Jockey ne se retient pas de crier  ;
Je suis petit, ce balai, c'est pour les toiles d'araignée
Il ouvre alors ses mains, ce grand dadais
Le Colley se saisit du balai : "Mon cher jockey,
Apprenez que tout balayeur
Gène ceux qui sont sur sa route
Cette leçon vaut bien un balai, sans doute. "
Le Jockey, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

 

 

La morale

Il ne faut jamais dire  « Fontaine, je n'apprendrai pas tes fables »

mais « avec les Impromptus, tout devient une fable »

 

La deuxième morale

Il ne faut jamais dire : parti tôt , pris mon colley

mais parti haut, pris mon poney

 

Ma participation aux Impromptus littéraires de la semaine du 7 juin

Thème : Il ne faut jamais dire

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:01

 

Je n’ai pas compris au départ pourquoi Dimitri m’avait susurré cette phrase à l’oreille, il y a quelques heures. Il avait les yeux tout mouillés et m’a serré très fort dans ses bras avant de m’installer dans ma cabine. J’ai bien compris la première moitié de phrase car il était très tôt en ce 3 novembre 1957,  mais que voulait donc dire « pris mon chien »

Moi aussi j’avais les yeux un peu mouillés, car  je suis une fille très sensible.

Dimitri me dit souvent : il ne lui manque que la parole.

Il faut que je vous dise, Dimitri c’est mon entraîneur et il m’a tout appris :

Bien me tenir dans le grand monde, courir le cent mètre, faire la pose devant les photographes du monde entier,  faire pipi au bon moment.

C’est la chose  où j’ai eu le plus de mal « faire pipi au bon moment », je suis intelligente mais je ne suis qu’une petite chienne quand même.

Russe donc très très intelligente mais une petite chienne quand même.

Ensuite, il y a eu un grand boucan, j’ai un peu aboyé : puis je me suis tue : Dimitri m’avait expliqué qu’il y avait des micros qui enregistraient tout ce que je disais.

Dimitri m’avait dit : Laika cela veut dire « petit aboyeur » en russe, tu te dois d’être digne de ton pays et ne pas trop bavarder, enfin je veux dire aboyer.

J’ai un peu mangé et quand il a commencé à faire chaud, j’ai compris Dimitri n’avait pas dis : « parti tôt pris mon chien » mais « parti tôt, prie mon chien »

Cela a été ma dernière pensée à bord de spoutnik 2.

 

 

 

 Ma participation pour les Impromptus de la semaine du 16 mai

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 12:55

 

- Les canards ne font pas la manche, disait péremptoire, la maman Cane à ses petits

- Mais pourquoi maman, dirent les 7 petits canetons en coeur

- Parce que !

- Mais pouquoi parce que?

- Parce que cela ne se fait pas? un point c'est tout. Les canards sont honnêtes, travailleurs et ne doivent pas être confondus avec des canards sauvages, qui c'est bien connu, ne sont pas les enfants du Bon Dieu !

Alors le dernier petit canard, qui n'était pas le plus vilain, resta perplexe : il se renseigna auprès de ses meilleurs amis : Nils Holgersson et les oies sauvages, Bernard, Bianca et Orville l'albatros qui lui donnèrent leur avis éclairé.

Après avoir bien réfléchi, le petit canard, pas vilain du tout, décida de passer outre les directives de sa maman et se rendit à Calais, direction Douvres : 

Son nouveau challenge : se faire la Manche en moins de trois jours et sans rame s'il vous plait.

 

 

Ma première participation aux impromptus littéraires

 

http://www.impromptuslitteraires.fr/dotclear/index.php?2011/05/02/9323-semaine-du-2-mai-au-8-mai-2011

 

 

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 12:45

plumedesmotsunehistoire3Vendredi 29 avril

 

Et  maintenant, chers auditeurs, nous rejoignons notre envoyé spécial, Léon Z.L., pour le mariage le plus attendu du siècle.

- Et oui, chers compatriotes. A l'heure où je vous parle, nous attendons Katy et Willy d'une minute à l'autre! C'est fabuleux ! Leur hélicoptère vient d'atterrir sous nos yeux ébahis; les photographes se ruent vers l'engin : sacrés voleurs de photos ! Willy descend le premier et aide Katy à faire de même.

C'est fabuleux ! Oh là là c'est magnifique ! Sa robe est en maille d'un tissu splendide : On dirait une étoffe de nuages brodés. Absolument  sublime !! Voilà qui va réconcilier tout un peuple avec la monarchie et leur rendre toute notre sympathie.

Le bouquet de la mariée est également à croquer : pissenlit, feuille de laitue et carottes

Le prince paraît un peu  ébouriffé par son voyage dans les airs mais il garde le sourire: Il salue à droite, à gauche les différents représentants de tous les pays : indiens, américains, australiens et même le représentant québécois qui s'est un peu  isolé, intimidé par tant de liesse.

La reine est là elle aussi, radieuse d'assister à ce magnifique événement ! Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons la voir manger son chapeau.  Celui ci est d 'ailleurs absolument fabuleux ! Des sources bien informées assurent qu'il a fallu trois kilo de laine de dromadaire pour  réaliser  le tissu : trois kilos, rien que cela !! Quel port de tête altier tout de même avec ce couvre chef.

 Les personnes présentes laissent éclater leur joie en ce jour de fête.

Ils ne resteront pas sur leur faim tant les surprises s'enchaînent. Ces festivités vont continuer à s'enchaîner jusqu'à l'explosion du bouquet final du feu d'artifice prévu ce soir.

Mais le temps qu'il m'était imparti s'est écoulé ! Il est temps que je rende l'antenne à la Radio des Terriers Libres. Ici Léon Ze  Lapin; à vous les studios !

 

 

 

ma première participation à l'atelier d'Olivia

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