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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:00

Dimanche dernier, Gwenaelle nous proposait d'écrire l'autobiographie de Mélanie Delattre)

Allez lire chez elle, le résultat qui vaut le déplacement ;-)

 

et voici les grandes lignes de la vie de Mélanie avec tous les participants entre parenthèses ;-)

 

  1. naissance le 31 décembre 1967 à Figeac (Orchidée)
  2. 1978 : entre au collège à Notre Dame des Petits Oiseaux Qui Gazouillent (Soène)
  3. 1985-1991 : études littéraires à la Sorbonne (Mathilde)
  4. 1992 : premier poste d’enseignante de français-latin à Trifouillis les Perlouses (Valentyne)
  5. 1995-1997 : passe deux ans au lycée français de New-York et rencontre Philippe Van Damme, son futur mari (Gwé)
  6. 1998 : premier roman publié (Chat ne le fait pas) et mariage avec P.V.D (Aspho)
  7. 1999 : naissance des jumeaux Karl et Katia (Anyway)
  8. 2002 : divorce de P.V.D. Obtention du prix Renaudot pour « Les lucioles éclairent ma nuit ». S’installe Rive Gauche. (Lucie)
  9. 2004 : rencontre Igor Poniatowski, figure emblématique de la jeune mafia russe. Part vivre au fin fond des forêts de Sibérie. (Lilou)
  10. 2005 : retour en France et naissance de Piotr-Emile. « Sibérie m’était contée » rencontre un immense succès. Traduit en 26 langues
  11. 31 décembre 2007 : tragique accident de voiture, Mélanie Delattre meurt le jour de ses 40 ans, sans avoir eu le temps de souffler ses bougies. (Wens)

A bientôt

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:00

Atelier de Gwenaelle (lien vers les autres participants)

 

 

 

Je me souviens de mon doudou « Titine » que je traînais partout. Je l’ai mise un jour entre l’abat jour et l’ampoule. Alertée par l’odeur, ma mère était entrée  dans la chambre en criant que j’étais folle et que cela allait mettre le feu à la maison. Titine n’a pas pu être réparée : son tissu noirci était irrécupérable.

 

Je me souviens avoir fait deux ans de grande section de maternelle et avoir pleuré toute les larmes de mon corps en voyant mes copains partir au CP

 

Je me souviens du poulet rôti- frites du dimanche, à la peau craquante.

 

Je me souviens des mercredis avec l’île aux enfants et Casimir et Candy … et aussi 1 rue Sésame mais c’était moins bien.

 

Je me souviens des fêtes foraines et d’avoir attrapé le pompon.

 

Je me souviens avoir joué à cache-cache pour retarder le moment d’aller au lit.

 

Je me souviens avoir partagé ma chambre avec mon grand frère. Il avait le lit du haut que je lui enviais.

 

Je me souviens du CP où il fallait absolument que je lève le doigt et dise « maître, maître » et pas « Papa, papa je sais répondre »

 

Je me souviens avoir hurlé « j’en ai marre d’être la deuxième, je peux jamais rien faire. Toujours trop grande ou trop petite. »

 

Je me souviens de l’odeur de l’eau de Cologne au chèvrefeuille de mon grand père paternel.

 

Je me souviens de mes premières lunettes, j’étais enfin comme tout le monde dans cette famille.

 

Je me souviens des trajets dans le train de nuit Reims-Marseille. Une fois, je suis tombée de la couchette du haut, sans me réveiller. Ma mère n’a pas dormi de la nuit, moi si.

 

Je me souviens de la plage à Marseille, et du drôle d’accent des copains sur la plage.

 

Je me souviens avoir vu Bambi au cinéma. Le popcorn avait le goût salé de mes larmes.

 

Je me souviens d’un bob jaune et noir avec marqué Suzuki. Mon voisin m’avait dit que j’avais de jolis yeux bridés et je m’étais examinée pendant des heures dans la salle de bain.

 

Je me souviens d’une robe bleue à rayures que m’avait tricoté ma mère. Le collant, bleu assorti,  était tout rapiécé aux genoux.

 

Je me souviens des noms de quelques  poneys de ma reprise de première étoile : Tara, Sibelle, Mélodie, Nouba, Shanty.

 

Je me souviens de ma première chambre toute seule suite à l’aménagement des combles de la maison.

 

Je me souviens avoir fabriqué une cabane avec les draps de mamie qui séchaient à l’arrière de la maison.

 

Je me souviens avoir eu un canard de compagnie un été. Je caressais ces plumes inlassablement. Il était toujours d’accord avec moi.

 

Je me souviens de mon premier bras cassé (le gauche) à 7 ans.

 

Je me souviens de l’explosion de joie de mes parents et grands parents au mois de mai 1981, Sur  leur poste de télé, le visage d’un homme s’affichait lentement.  Les yeux de mon grand père avaient un éclat particulier dans son visage amaigri.

 

Je me souviens de ma meilleure amie, Céline. Un vrai coup de foudre au CE1, on ne se quittait pas.

 

Je me souviens de la bouche de ma petite cousine qui s’accrochait goulûment au sein de sa maman.

 

Je me souviens de mon oncle qui jouait de la trompette ; J’avais peur que ces joues rouges  éclatent ou qu’il s’envole comme une montgolfière.

 

Je me souviens de la phrase de ma grand-mère pour annoncer la mort de son mari : « Il est mort guéri » Cette phrase m’avait choqué, mon père m’avait expliqué ensuite que les « rayons » avaient bien éliminé son cancer mais tellement affaibli son organisme qu’il était mort d’épuisement, même si le cancer avait été « éliminé ».

 

Je me souviens m’être ennuyée en colonie de vacances.

 

Je me souviens avoir donné le biberon à un agneau dont la mère ne voulait pas s’occuper.

 

Je me souviens avoir dansé sur le pont d’Avignon avec Mickael à la fête de fin d’année de l’école.

 

Je me souviens être entrée dans un livre et avoir galopé avec Flicka dans l’herbe verte du Wyoming.

 

Je me souviens avoir entendu ma mère dire que mon petit frère était un « accident »

 

Je me souviens de mon deuxième bras cassé (toujours le gauche) à 9 ans

 

Je me souviens avoir joué aux playmobils avec mes frères. Je prenais toujours les indiens.

 

Je me souviens de mon entrée en CM2 dans la même classe que mon frère âgé de deux ans de plus que moi. Handicapé,  il ne pouvait pas entrer en sixième. Il a du attendre deux ans une place dans une école « spécialisée »

 

Je me souviens avoir entendu mon père parlé des heures d’un timbre nommé « le vermillon »

 

Je me souviens de la varicelle : trois interminables semaines sans aller à la piscine.

 

Je me souviens du grenier et de sa malle au trésor.

 

Je me souviens des disputes entre ma mère et sa sœur : l’une trois enfants dont un « accident » et l’autre qui regardait son ventre désespérément vide.

 

Je me souviens de la pizza aux quatre fromages que faisait ma maman.

 

Je me souviens de ma grand-mère qui s’inquiétait des pieds de mon grand père qui avaient été gelés pendant sa captivité en Allemagne.

 

Je me souviens de mon huitième anniversaire où j’avais pu inviter des copines, j’avais fait ma « commandante »

 

Je me souviens de l’arrivée d’un chiot labrador pour Noël. Les cadeaux restaient au pied du sapin comme abandonnés.  Tout le monde ne s’intéressait qu’au chiot et mon petit frère a fini par piquer une crise pour ouvrir ses cadeaux.

 

Je me souviens de l’odeur des classes lors de la prérentrée. Classes fermées pendant deux mois, odeur de craie, de cahiers neufs,  odeurs de café. Plaisanteries d’instit contents de se retrouver.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 00:00

Atelier de Gwenaelle (lien vers les autres participants)

 

 

bicyclette.jpg

 

  Crédit photo : Gwenaelle Peron 

 

Je lui ai  crevé les pneus à son biclou ! Non mais me faire ça à moi, me laisser tomber comme sa première trottinette, quel affront !

J’avais bien remarqué qu’il avait changé le grand dadais : Il n’arrêtait pas de sourire bêtement, il avait abandonné ses jeans troués, il se mettait du parfum le matin avant d’aller au lycée. Il n’avait qu’un mot à la bouche « Emilie, Emilie…. »

Bref je ne le reconnaissais plus.

La semaine dernière, ce qui m’a vraiment mis la puce à l’oreille - enfin façon de parler-  c’est quand il a sorti de la grange de son grand père ce biclou du siècle dernier.

Tout cabossé ! avec de la rouille partout et même pas un autocollant : tout gris tout terne.

Patiemment Bastien, mon ami, l’avait remis en état, enfin si on peut dire d’une telle antiquité, avec des freins qui grincent, une chaîne poisseuse de cambouis. Une horreur je vous dis, même pas de passage de vitesses automatiques !

J’ai compris mon infortune, le jour où Emilie est arrivée et lui a dit admirative ; « génial ton vélo, il est  supra-extra-méga-vintage, aucun vocabulaire cette gamine, je vous dis »

Et là il est devenu rouge, comme un camion de pompier, le Bastien et il lui a répondu  en bafouillant «  Oui Emilie, je répare ce vélo pour la brocante du village la semaine prochaine : tu veux faire un tour avec moi : regarde il y a un petit siège devant, tu t’installes là et nous allons faire le tour du lac : c’est tout plat ! » Tout cela d’un trait, en bafouillant alors que d’habitude, il est plutôt cool et laconique Bastien mon pote.

Là j’ai failli lui faire un scène au Bastien , me laisser en plan pour aller faire un tour de lac  avec cette donzelle alors qu’avant nous avions prévu d’aller retrouver la bande au Skate parc.

Je venais de me faire lâcher par mon meilleur ami comme cela, pour une fille en mini jupe, des collants opaques, un tee shirt avec une tête de poney dessus. Vous voyez le topo !

Alors j’ai rongé mon frein en attendant son retour, silencieux, taciturne et ……réprobateur. Mais il m’a ignoré et ils sont partis en zigzagant et en riant.

Les jours suivants, rebelote, Bastien m’avait rangé au placard, je n’étais plus son meilleur ami mais un obstacle à  sa conquête de la belle Emilie.

En plus, il doit être très inconfortable ce biclou, vu comment elle se laisse aller la tête en arrière sur Bastien quand ils partent se balader ensemble.

C’est là que j’ai décidé de prendre ma revanche et je suis allé lui crever les pneus à ce dinosaure, qui m’a piqué Bastien. Non mais, on ne se moque pas impunément d’un VTT Rockrider 7.0 platinium tout suspendu.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 23:39

Atelier de Gwenaelle (lien vers les autres participants)

 

Voici la consigne rédigée par Gwenaëlle (atelier du 4 mars 2012)

 

Aujourd’hui, nous allons parler d’hallucinations… Que vous choisissiez d’entrer dans la peau d’une Bernadette candidate à la sainteté, d’un grand consommateur de drogues diverses et variées ou d’un fou très inspiré, votre texte devra traiter d’hallucinations et comporter les quatre phrases suivantes, extraites du roman de D. Foenkinos, La Délicatesse :

Mais non, rien ne pouvait reprendre comme avant.

Mais qui avait bien pu inventer la moquette?

On cherche souvent à se détendre avec des choses qui nous énervent.

Son visage était orange, mais plutôt lever de soleil que coucher.

 

img_2003.jpg

 

Voici ma participation

 

La dernière chose que j’ai entendue avant de sombrer, c’étaient les paroles du curé au mariage de ma cousine. Je n’écoutais, il faut dire, que d’une oreille ; je pensais plus au buffet qui allait suivre comme dans tout bon mariage, qu’au sermon de M’sieur le curé. Le curé parlait du pire et du meilleur et bla , bla , bla et bla bla bla.

 

L’instant d’après, je me suis réveillée au pied d’un palmier. Enfin d’un drôle d’arbre qui avait des feuilles en palmier. Mais vous voyez de quoi je veux parler ? Les gâteaux feuilletés en forme de cœur que l’on appelle des palmiers, qui croquent sous les dents, qui poissent sur les doigts. Je me suis levée d’un bond. Enfin c’est vite dit, j’avais un peu la tête qui tournait quand même.  Plus d’église, plus de mariés, plus de famille, plus de curé, une île déserte.

 

En regardant plus attentivement, j’ai vu toute de suite que ce n’était pas une île ordinaire. Le sable craquait sous mes pieds, pas très fin mais avec une odeur caramélisée, à croquer. Et là O miracle j’ai reconnu l’odeur : c’est l’odeur des miettes de noisettes que l’on trouve sur des glaces dénommées Sundae dans une chaîne de fastes-foude que je ne nommerais pas mais que vous avez reconnue.

Là, je me suis dis, ma pauvre Valentyne, y’a des fois où tu devrais ralentir sur les sucreries.

 

Mon étonnement est allé croissant à partir de ce moment là. J’étais passée au choix soit de l’autre côté du miroir, soit chez Hansel et Gretel : Je suis sûre que vous vous rappelez ce conte où les enfants arrivent chez une sorcière qui a jeté un sort à sa maison, La maison  a des volets en nougat, des murs en gâteau, un toit en pain d’épice …

 

Sauf que là pas de maison en vue, j’étais sur une île apparemment déserte mais une sorte d’île en sucrerie. Je n’avais pas mon appareil photo sur moi, ni mon téléphone et je ne pourrais donc jamais apporter de preuves de mon voyage dans ce monde fabuleux où les rochers sont des têtes de nègres, le sable sont des éclats de noisettes, l’écume de la  mer a le goût de  la chantilly.

 

Comme j’avais la tête qui tournait moins, je me suis mise à explorer les alentours et juste derrière une mare de crème de marron, soudain …..Je l’ai vue, son généreux popotin  assis  sur un banc.

 

Je l’ai reconnue, tout de suite, la religieuse qui m’avait fait de l’œil dans la vitrine de la boulangerie, pas plus tard que ce matin. Car vous l’avez compris, c’était une religieuse au café avec une jolie collerette blanche entre sa tête de chou à la crème et son ventre rebondi (et non pas une des bonnes sœurs du curé du mariage de ma cousine dont je parlais juste avant pour ceux qui ont suivi jusqu’ici)

Elle m’a vu et m’a adressé un grand sourire, elle connaissait même mon prénom.

 

 « Bonjour Valentyne. Bienvenue sur l’île Dessert »

 

- Et c’est où l’île dessert ? lui aie je demandé comme si j’avais parlé à des religieuses au café toute ma vie.

 

- Et bien tu vois Paris, tu vois Brest et bien l’île Dessert est un peu à l’ouest de Brest. Enfin c’est à l’ouest de Brest pour le moment, car comme toute bonne île flottante, à cette époque de l’année, elle est en train de dériver vers l’île de Pâques : on devrait y être pour la mi avril comme tous les ans. Les vents sont avec nous cette année, on s’est chopé un mistral gagnant qui nous pusse vers notre destination à toute allure.  Mais viens donc Valentyne, une fête est organisée en ton honneur par notre grand patron.

 

- Le grand patron mais je ne le connais pas  aie réussi à bafouiller, car j’avais la langue pâteuse comme si j’avais la bouche pleine de Marshmallows.

 

- Mais si, c’est le Saint Honoré, il t’attend pour ton intronisation, m’a-t-elle dit en me regardant comme si je descendais de Mars (la planète pas les barres chocolatées)

 

- Mon intronisation ? me suis-je contentée de répéter bêtement car j’avais à nouveau la tête qui tournait et les jambes en guimauve.

 

- Oui oui ! Tu vas atteindre un poste honorifique très demandé bientôt au mois d’avril : tu seras la cloche des œufs de Pâques. C’est pas donné à tout le monde !

C’est à ce moment que le Saint Honoré est arrivé, encadré par trois grands malabars. L’a pas l’air commode l’Honoré !  

 

Il m’a posé quelques questions sur mon CV,  pour quelles boîtes j’avais travaillé et patati et patata ! Il était surtout intéressé par les saints (Alors forcément je lui est parlé de mon expérience très réussie de chez Saint Maclou où j’étais chef étalagiste il n’y a pas si longtemps. Et aussi inventrice de slogan à se prendre les pieds dans le tapis.  Mais qui avait bien pu inventer la moquette ? Sacré Saint Maclou. Comme cela sur le papier cela ne le fait pas mais imaginez France Gall chanter cela sur un air qui va entre « sacré Charlemagne » et les « sucettes à l’anis » et là vous avez tout compris de mon génie marketing. Je lui aie expliqué à l’Honoré que j’aimais bien inventer des slogans sous la douche : On cherche souvent à se détendre avec des choses qui nous énervent,  moi ce qui me branche c’est d’inventer des slogans, pas de jouer au scrabble ou aux mots croisés ou aux devinettes. 

 

J’allais enchaîner sur mon célèbre slogan créé exprès pour Saint Marc (celui de la lessive pas celui de Venise) quand il m’a coupé la parole et m’a dit que je n’avais pas les compétences requises. J’en suis restée comme deux ronds de flans, et je lui ai rétorqué que je n’en voulais pas de son poste à la noix.

Alors Saint Honoré s’est fâché tout rouge enfin non plutôt orange. C’est cela orange.  Son visage était orange, mais plutôt lever de soleil que coucher. Ses yeux lançaient des éclairs (au café et au chocolat of course)

 

J’en suis restée baba et à ce moment là, il a sorti de derrière son dos une arme fatale : une Chupa Chups géante pour me suriner. J’en tremble encore comme un mille feuille c’est dire !! C’est là que j’ai entendu une voix masculine me dire : « direction les urgences : cas d’hypoglycémie sévère, on l’emmène à l’hôpital, préparez la perfusion »

 

Je me suis dis que j’avais loupé le mariage de ma cousine et aussi le buffet. IL y en aurai d’autres des buffets mais non, rien ne pouvait reprendre comme avant.

 

 

Cette hallucination m'est venue suite à la consigne des impromptus littéraire du 27 février :

"Vous avez festoyé jusqu'aux petites heures et avez un peu perdu toute notion du temps et des lieux. Vous vous réveillez le lendemain sur une île qui vous semble déserte. Racontez-nous vos premiers instants en cette terre d'accueil imprévue."

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 05:39

Atelier de Gwenaelle (lien vers les autres participants)

 

Voici la consigne rédigée par Gwenaëlle (atelier du 5 Février 2012)

 

"Ce dimanche, un exercice que vous connaissez déjà mais sous une forme un peu différente. En effet, vous allez devoir écrire un texte – drôle, comique, bouffon, etc… – avec les ingrédients suivants :

  1. un nom d’oiseau
  2. un nom de président de la Vème république
  3. une position du kama-sutra
  4. une injure
  5. le nom latin d’une plante
  6. l’intitulé en italien d’une recette de pâtes
  7. un Etat parmi les cinquante que comptent les Etats-Unis
  8. un titre de roman d’Agatha Christie
  9. un instrument de musique
  10. un prénom démodé

Lâchez-vous! Faites nous (et vous par la même occasion!) rire!"

 

Voici ma participation : 

  

Elle : Je suis impatiente de le retrouver : il s’appelle Jules. Vous vous dites sûrement c’est démodé Jules mais non pas du tout, cela lui va comme un gant et puis il est jeune, Jules, à peine la soixantaine. Ce prénom  revient en force dans toutes les crèches. Moi mon Jules, il est beau avec ses petites lunettes rondes, ses yeux attentifs. Il m’écoute beaucoup avec les yeux, Jules, il me caresse du bout de sa pupille, m’encourage de ses cils, Jules, et cela m’aide. Il ressemble à Georges (Clooney pas Marchais) : cheveux gris mais pas trop, dents éclatantes mais pas éblouissantes, sourire enjôleur jamais  moqueur.

J’ai  rendez vous avec lui aujourd hui, à 14H00 et je suis fin prête. Aujourd’hui je lui sors le grand jeu : j’ai un secret à lui dire mais chut, je vous aie rien dit.

 

Lui : Germaine ne va pas tarder à arriver. Le rendez vous est à 14H00, elle est  toujours très ponctuelle : je me demande bien ce qu’elle va avoir inventé aujourd hui : elle est charmante, un peu pathétique, mais gentille. Enfin son carnet d’adresse est fabuleux : allez courage, Jules, donne une peu de ta personne : c’est pour la bonne cause !

La semaine dernière, elle est venue avec un plat de « farfalle alla romana » qu’elle avait préparé elle-même. J’ai eu droit à un exposé en long et en large de la signification de farfalle en italien : les papillons, le battement d’aile au Japon qui fait un tremblement de terre à Paris ou l’inverse : et tutti quanti

 

Elle : Le voilà qui arrive : il est BEAU. Je vous l’ai déjà dit non ?

Ce matin je me suis préparée longuement dans la salle de bain : Je me suis fait mon masque hebdomaire que je me fait chaque mardi, vendredi et dimanche. C’est un maque  à l’aeculus hippocastanum : c’est génial un vaso constricteur, fluidifiant sanguin : j’ai une peau de jeune fille avec cela, je ne parait pas mes 95 printemps. Il a fallu que je cherche dans le dictionnaire : l’aeculus hippocastanum   ne veut pas dire « Cheval à l’écurie, (quoique ce masque ne sente pas très bon mais je m’égare) , non l’aeculus hippocastanum ’est le nom SCIENTIFIQUE de marronnier d’inde : avec cela si je ne le convains  pas, autant rendre mon tablier.

 

Lui : Quand je pense qu’elle croit que Fukushima est le résultat de l’accouplement de deux papillons : comment a t elle dit ? ah oui, elle a même apporté l’article de Psychologie Magasine comme preuve: « l’union du papillon version Kama sutra ». Elle était dans tout ses états la pauvre : » il faut prévenir le FBI, la CIA que sais je encore que c’est une position à interdire de toute urgence, le monde va à sa perte : il faut prévenir de toute urgence le président Chirac qui préviendra les services autorisés, dans l’état de Washington ou de New York, il faut mettre le holà à ces pratiques douteuses et bla bla bla et blabla bla ».

Ouf à un moment au début de la conversation j’ai cru qu’elle allait me proposer une partie de jambes en l’air. Enfin quand je lui ai dit que le président Chirac n’est plus président depuis 5 ans, elle a eu l’air aussi désorientée qu’un colibri, si fragile que j’ai bien voulu la revoir aujourd hui.

 

Elle : La dernière fois, il ne m’a pas prise au sérieux avec l’histoire des papillons mais cette fois il va être obligé de m’écouter. J’ai entendu la voisine dire qu’elle savait qui avait tué les dix petits nègres. Si c’est pas un complot d’état cela, je ne m’y connais pas ! Certainement le voisin est un membre du Ku klux klan ou peut être même pire !  il faut réagir !  et à qui puis je parler d’autre : le commissaire du quartier ne veut plus me recevoir : il m’a même dit que la prochaine fois, il me ferait passer la nuit au violon si j’accusais sans preuves. Mais là j’en ai des preuves et des solides. J’ai trouvé chez la voisine (par hasard en fouillant dans ces poubelles) un dessin bizarre d’un homme avec une barbe noire, au moins un intégriste qui disait « Bachi bouzouk, ectoplasme de mes deux » :Ca,  plus le coup des nègres c’est sûr un attentat se prépare.

 

Lui : Entrez Germaine : je suis toujours ravi de vous voir : comment allez vous aujourd hui i qu’est ce qui vous amène ?

 

Elle :  il faut que je vous dise, Mr le député, il y a un attentat en préparation. J’ai des preuves dans mon sac !

 

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 05:39

Ma participation à l'atelier de Gwenaelle  (avec les autres participants)

 

  

Barbarou de Tarascou était tapi derrière un fourré, observant le Japiododème qui se désaltérait au bord de l’oasis. Le soleil couchant faisait ressortir le rouge du sable et à l’horizon, on avait l’impression que le ciel s’enflammait. Barbarou avait envoyé son acolyte Eproquior rabattre l’animal. Il le voyait progresser doucement dans les dunes rouges, faisant un large cercle pour que l’animal à crête jaune ne se doute de rien. L’homme rampait sur les coudes, se relevant d’un bond pour passer une dune plus élevée qu’une autre, bougeant ses cent vingt kilos avec aisance ; de dos, il avait l’air presque humain, baraqué mais souple et dynamique.

Au 24 siècle, le jappiododème était encore un animal peu connu : il avait seulement deux siècles d’existence ! La prime que les deux hommes auraient s’ils arrivaient à prendre une photo, (mieux s’ils arrivaient à la capturer) serait faramineuse, et leur permettrait peut être même de changer de vie, ou pour le moins de planète. Barbarou avait tellement envie d’émigrer sur Vénus, le pays des amazones. Enfin un lieu où il pourrait soigner sa gnaulote de façon sérieuse. Le manque de femme sur Mars était effectivement cruel mais le 24ècle siècle était l’apogée de la séparation des sexes, « qui faire ? Il faut vivre avec son temps », répétait il à l’envie, dès que quelqu’un abordait le sujet de cette séparation des sexes, décrété par l’Exoproque. Ce groupe de dictateurs régissait la vie de la galaxie surpeuplée. «Contraceptifs et préservatifs ne sont pas suffisants : la séparation des sexes est l’avenir de l’humanité : moins de contacts, moins d’enfants, plus de place CQFD » finissait leur porte parole comme un mantra. 

« La séparation des sexes, quelle connerie » fustigea Barbarou. Il avait même lu sur son quotapad, que LAURE ET HAL venait de sortir un sexypou, sorte de résille que les femmes se mettaient dans les cheveux sur terre pour séparer les poux males et les poux femelles. Ah revenir sur terre et pouvoir fricoter avec des donzelles ; sexypou ou pas, c’était son rêve : Se végaffer de cette planète rouge, qui lui explosait les yeux malgré ses lunettes protectrices, se réveiller au bord de l’océan, manger une bonne bouillabaisse, la vraie vie.

Barbarou estima qu’au train où allait Eproquior pour contourner l’animal, il avait un bon quart d’heure de libre avant l’attaque de leur proie. Barbarou, dans un sens, était content que Eproquior se soit éloigné : Vivre avec lui était difficile , non pas qu’il soit bruyant, trop bavard, ou pas assez, mal élevé ou gros ronfleur, , non le problème d’Eproquior se situait plutôt au niveau de l’hygiène, du manque d’hygiène pour être plus précis : Eproquior méritait bien son surnom, donné en hommage au quatrième roi mage, celui qui devait apporter le savon au Petit Jésus , en des temps reculés que tout le monde avait oubliés. Eproquior était allergique au savon et par conséquent n’en avait pas approché un depuis deux ans au moins, date de leur rencontre. Quand Eproquior s’éloignait c’était comme une bouffée d’air pur pour son entourage. L’air lourd, chargé de sable rouge, semblait d’un coup presque respirable.

Barbarou observa à nouveau le Japiododème : un mâle d’après sa grande taille, un mètre soixante dix, mesuré nom pas au garrot, comme les chevaux, mais au haut de son front, avant le début de sa crête. Une des particularités des Japiododèmes était que, arrivé à l’âge adulte, la crête continuait à grandir mais pas le reste du corps. « Japiododème », disait Kikipédia  « Nom vernaculaire du Nikkus de Saint Phallus, créature créée au 22ème siècle par manipulation génétique en inoculant à une œuvre de la grande plasticienne Nikki de Saint Phalle : (1930 -2002) des gènes de chien »: S’ensuivaient dans cet article des photos des « Nanas », de cette même Nikki, que Barbarou avait scotchées dans sa modeste chambre. Ses nanas le réveillaient le matin et avaient fait de lui un expert mondialement reconnu en Japiododème et autre Phallusosités.

Barbarou interrompit sa rêverie : le moment fatidique se rapprochait. Eproquior arrivait au niveau du repère qu’ils avaient fixé tout à l’heure; Et soudain le colosse se leva, agitant les bras et criant pour rabattre le Japiododème vers Barbarou, son appareil numérique et son fusil télescopique. Eproquior continua à hurler tel un pékiotir de fête foraine. De face, on voyait bien maintenant, son nasose mal soigné, L’absence de nez faisait comme un trou béant dans sa face rubiconde. Surpris par la rapidité du galop du japiododème, et par la vision apocalyptique du visage d’Eproquior et de son cratère facial, Barbarou ajusta son fusil, tira précipitamment et sa fléchette anesthésiante se planta au milieu du front de Eproquior, qui s’effondra en hagrissant. Le Japiododème ne demandant pas son reste, disparut à l’horizon, jappant à qui mieux mieux et Barbarou s’exclama : «  Caramba, encore raté ! »

 

 

Voici la consigne de Gwenaelle 

 

Maintenant que les choix sont faits, je vous propose d’écrire un texte avec les mots suivants :

  1.  HAGRIR : (Verbe du second groupe). Le  verbe est constitué à partir de deux interjections. Hahaha…et de Grgrgr…C’est le hurlement  que poussent les félins  au moment de mourir. Je tirais, la lionne s’abattit à mes pieds en hagrissant. (Barbarou de Tarascou. Les lions de L’Atlas). Satan visitait tous les soirs Soeur Lucie. Dans une  cellule isolée, le père Priape  exorcisait notre nonette qui hagrissait quand le démon la forçait. (Mémoires de Mère Péron ) (Wens, The one and only (thank god!) Wens!)
  2. EPROQUIOR : nom propre ; c’est le nom du 4ème roi mage,  celui qui portait le savon. Il est mort avant d’arriver à destination, après avoir glissé sur son présent posé à terre alors qu’il s’était  arrêté près d’une oasis pour se rafraîchir. (Lilou)
  3. GNAULOTE : n.f, petite érection matinale, intempestive mais peu motivée… Ben doudou, qu’est-ce que c’est que cette petite gnaulote? Il te plait pas mon caraco en moumoute? (Gwé)
  4. SEXYPOU : nom masculin. pluriel en x. C’est un petit filet ou une résille fine que l’on met dans les cheveux pour séparer les poux mâles et les poux femelles ;  chaque hémisphère est  imprégné de phéromones qui  attirent  les  insectes  adultes  et de  même sexe. Cela évite une reproduction trop importante. (Lilou)
  5. VEGAFFER : S’éloigner de l’étoile  (contraction de Vega et gaffer) (Asphodèle)
  6. QUOTAPAD : nom masc: de l’anglais to quote (citer), et pad (tablette). Appareil électronique de poche dont la mémoire contient un nombre important de citations de célébrités, auteurs, scientifiques etc. qui sert à paraître cultivé dans les soirées et autres cocktails mondains. Grand succès en France. (Corentin)
  7. EXOPROQUE : du grec ancien exo (à l’extérieur , au dehors) et proquesture : tribunal Littéralement : Tribunal extra terrestre. L’exoproque (ou exoproc)  est le magistrat suprême de l’exoproquesture créée après le bangbing de 2111. ce tribunal est compétent pour tous les litiges entre les planètes (en particulier Mars et la Terre), c’est lui qui ‘occupent notamment des visas permettant la circulation entre les planètes. (Valentyne)
  8. JAPIODODEME : Sens 1 : De japio : (Japon) et  de dodecade (douzaine): Il s’agit ici de recenser les douze merveilles du Japon. Parmi les plus connus le Mont Fuji, Tokyo, les parcs d’hokkaido les sushis, les mangas… Sens 2 : un japiododème est un animal qui ressemble légèrement au dodo mais avec une crête sur la tête qui fait penser à un diadème. Il jappe comme un chien. Il est protégé car très rare et vit exclusivement en Japiododémie. (Valentyne)
  9. PEKIOTIR : nom masc: départ avorté d’une fusée de spectacle pyrotechnique, en général associé à un hululement pathétique. Par ext: résultat lamentable. Ex: cet élève est si nul que son bac promet d’être un véritable pekiotir. (Corentin)
  10. NASOSE : du latin nasus qui signifie nez : Maladie du 22ème siècle : du fait de trop nombreuses interventions chirurgicales et manipulations génétiques, la nasose est une  disparition progressive des nez. A ne pas confondre avec la nasotrophie aussi appelée syndrome de Pinocchio qui est une mode lancée par un groupe de résistants à la nasose ambiante : les cléopatrases. Leur chanteur, Siranodebergerac, fait un slam qui fait fureur dont voici le début : c’est un roc !…C’est un pic ! …. C’est un cap ! que dis je c’est une péninsule !..  En argot la nasose se dit pifose ou tarinose. ( Valentyne)

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:47

Ma participation à l'atelier de Gwennaelle

 

La consigne :

 

Nous allons coupler l’atelier d’aujourd’hui et celui qui aura lieu dans quinze jours.

Dans un premier temps, je vais vous donner une liste de mots créés aléatoirement par un petit programme informatique concocté par mon fils. Vous devrez en inventer les définitions – avec étymologie, sens différents, exemples, etc… si vous êtes très en forme…  (vous n’êtes pas obligés d’en inventer pour les dix, si vous n’êtes pas inspiré…). Dimanche, au moment de la lecture, chacun choisira pour les dix mots en question la définition qu’il préfère.

Dans quinze jours, je rappellerai pour chaque mot la définition qui a eu le plus de votes et vous devrez écrire un texte avec ces dix mots nouveaux, en respectant leur définition bien évidemment!

Pour aujourd’hui, voici les mots dont vous allez devoir inventer la définition :

  1. Hagrir
  2. Eproquior
  3. Gnaulote
  4. Sexypou
  5. Vegaffer
  6. Quotapad
  7. Exoproque
  8. Japiododème
  9. Pekiotir
  10. Nasose

La définition de ces mots nouveaux qui, je n’en doute pas, vont enchanter l’Académie, est à envoyer à atelier@skriban.eu ou à mon adresse personnelle. Rendez-vous dimanche à 18 heures pour découvrir ce que vos imaginations toujours débridées auront inventé…

 

 ***********************************************************************************************************

 

et mes définitions

 

Dico folies

 

Un extrait du dictionnaire 2411

 

1.Hagrir :  Du grec hagios qui signifie saint

Littéralement : se comporter comme un saint : c’est à la fois un nom et un verbe (comme boire et manger). Initialement on disait plutôt « hagir » : on peut se demander alors, à juste titre d’où viens le R ? la sagesse populaire affirme que les saints ne manquent pas d’air !

Expression populaire : « l’hagrir ne fait pas le moine mais il y contribue »

 

 

2.Eproquior : aussi écrit e-proquior

Personne dont le « métier » est de se procurer de l’or via internet, suite à la pénurie d’or qui sévit depuis un siècle sur terre. Nom inventé en hommage aux conquistadors De l’espagnol conquista (conquête) et du latin procurera : (se procurer).

Les e-proquior sont des mercenaires sans foi ni loi n’hésitant pas à se faire passer pour des notaires, des banquiers …. Ils font miroiter héritages divers, expertises gratuites…..

Leur chef de file, Blaise Cendror, s’est fait connaître via sa reprise d’Alain Bashung « Tu m’as conquis j’t’adore » avec les paroles « e-proquior le silence est d’or »

 

 

3.Gnaulote : prononcer Gnauloté

Sens 1 : L’origine de cet alcool très fort est controversée. Certains disent que qu’il s’agit de gnaule chypriote, d’autre d’un mélange de gnaule provençale avec du bourgogne aligoté

Sens 2 malformation génétique due à la gnaulote : les enfants atteints sont des monozygotes gnaulotés. (ou siamois imbibés)

A ne pas confondre avec le prénom Gnaulote en vogue au top ten des prénoms de 2410 à égalité avec Gervaise. Ce prénom doit son succès au film  la « course à la gnaulote »

 

 

4.Sexypou

Mode du 22ème siècle qui consiste à inventer des mots avec l’attribut d’un animal ainsi que le début du nom de l’animal  

Exemple sexypou : sexy comme une poulette

Fierpa : Fier comme un paon

Myotau : myope comme une taupe

Ce qui peut donner : « Arrête de faire ta sexypou, t’es juste une myopau pas de quoi faire la fierpa »

 

A ne pas confondre avec être laid comme un pou qui a donné laidpou et par extension : « laidpou ou sexypou, that is the question »

 

5.Vegaffer

De Veg (végétarien) et de Gaffer (ancien occitan gaf égale= crochet):La végaffe est un instrument, inventé par un certain Gaston Thegaffe qui permet d’attraper des fruits et des légumes sans se lever de son siège.

 

 

 

6.Quotapad

Sens 1 :Du latin Quotus (en quelle quantité) et pad (tablette numérique)

Tablette numérique qui a succédé à la calculatrice et dont le nombre de fonctions est incalculable.

Sens 2 : monnaie mondiale mise en circulation en 2350 et qui signifie

Q U O T A P A D Quetzal – Ouguiya -Taka – Pataca – Drachme ainsi nommée en souvenirs des folles spéculations du 21ème siècle

 

7.Exoproque : du grec ancien exo (à l’extérieur , au dehors) et proquesture : tribunal

Littéralement : Tribunal extra terrestre

L’exoproque (ou exoproc)  est le magistrat suprême de l’exoproquesture créée après le bangbing de 2111. ce tribunal est compétent pour tous les litiges entre les planètes (en particulier Mars et la Terre), c’est lui qui ‘occupent notamment des visas permettant la circulation entre les planètes.

 

8.Japiododème

Sens 1 : De japio : (Japon) et  de dodecade (douzaine): Il s’agit ici de recenser les douze merveilles du Japon. Parmi les plus connus le Mont Fuji, Tokyo, les parcs d’hokkaido les sushis, les mangas…

Sens 2 : un japiododème est un animal qui ressemble légèrement au dodo mais avec une crête sur la tête qui fait penser à un diadème. Il jappe comme un chien.

Il est protégé car très rare et vit exclusivement en Japiododémie.

 

9.Pekiotir

Verbe utilisé en cuisine qui signifie « faire revenir un pékinois (petit chien au museau écrasé) dans les oignons avant de le faire rôtir.

 

 

10.Nasose

DU latin nasus qui signifie nez : Maladie du 22ème siècle : du fait de trop nombreuses interventions chirurgicales et manipulations génétiques, la nasose est une  disparition progressive des nez.

A ne pas confondre avec la nasotrophie aussi appelée syndrome de Pinocchio qui est une mode lancée par un groupe de résistants à la nasose ambiante : les cléopatrase. Leur chanteur Siranodebergerac fait un slam qui fait fureur dont voici le début : c’est un roc !...C’est un pic ! …. C’est un cap ! que dis je c’est une péninsule’ !.. 

En argot la nasose se dit pifose ou tarinose.

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 19:29

Ma participation à l'atelier de Gwenaelle (skriban)  

 

La consigne :  

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Je vous propose aujourd’hui d’écrire un texte incluant les titres de films de James Bond suivants :

  1. On ne vit que deux fois
  2. Les diamants sont éternels
  3. Rien que pour vos yeux
  4. Tuer n’est pas jouer
  5. Demain ne meurt jamais
  6. Le monde ne suffit pas
  7. Bons baisers de Russie
  8. Opération Tonnerre

Votre texte devra en outre comporter les mots suivants : septgadget, Dom Pérignon et Beretta mais ne devra en aucun cas avoir un lien avec l’espionnage ou comporter le mot espion. Et c’est là que vous dites en chœur : « Oh… Wens Gwens! »…

 

 

 

Bienvenue à tous et à toutes pour notre Opération Tonnerre de Brest en ce samedi 19 novembre 2011 !
D’accord nous ne sommes pas à Brest et je ne suis pas le capitaine Haddock mais qu’importe nous sommes ici pour nous amuser, passer un bon moment en famille. Finie la corvée des courses ! Voici ce que votre hypermarché préféré vous a concocté en ce dimanche d’ouverture exceptionnelle. Tout d’abord des promotions inoubliables, mais aussi la possibilité de remporter ce caddy plein de victuailles, et oui un magnifique chariot garni rien que pour vos yeux… et vos papilles bien sûr. Non madame, j’ai bien dis papilles, pas pupilles.
Voici le principe : je vous pose des questions, à chaque bonne réponse le gagnant gagne un ticket rouge et dans une heure si une personne a remporté cinq tickets rouges, le chariot est à elle : et pas n’importe quel charriot : il y a là de quoi ravir petits et grands : du chocolat belge, du caviar « bons baisers de Russie », du pain de mie, de la choucroute, de la salade, des pizzas, des tomates-cerises, des gâteaux apéritifs, un jambon de Parme, du thé de Ceylan et du café Dontnesaizou et d’ailleurs il n’y a pas que de la nourriture il y a un assortiment magnifique de sept nains en céramique: avec Grincheux qui fait le poivre, Joyeux qui rajoute son grain de sel, Dormeur qui bat le beurre, Prof le ketchup…… Il ne manque que Blanche Neige !
Je vous demanderai juste madame, d’éloigner vos enfants de cette pyramide de boîte de petits pois, s’il vous plait !
Voici donc la première question : qui est en même temps un curé célèbre et une marque de Champagne ? oui à vous monsieur là bas avec le joli pull jacquard. Votre réponse : oui Dom Pérignon bravo, monsieur. Bon il n’y a pas de champagne dans ce caddie mais une excellente bouteille de vodka et aussi une de Martini, bouteille offerte par notre partenaire Gwen que l’on ne présente plus et que l’on applaudit.
Dites les enfants, vous pouvez arrêter là votre combat de toupies, près des petits pois ; d’ailleurs il y a une question pour vous maintenant, écoutez bien :
Voici LA question pour les enfants : Quel est le célèbre inspecteur de police qui est aidé par sa nièce Sophie dans un dessin animé ?
Une idée la jeune fille avec les bottes de cheval et la queue de l’animal du même nom ? : Inspecteur Gadget ? oui bravo c’est la bonne réponse . Viens cherche ton ticket rouge, princesse : tu es en bonne voie pour gagner le chariot !
Dis ma grande tu les connais les deux énergumènes qui s’agitent là bas ? oui ce sont tes cousins, Wens et Jean Charles ! tu peux leur dire d’arrêter de jouer aux cowboys et aux indiens dans le magasin : une carotte n’a jamais fait un beretta, et la courgette de l’autre petit n’a rien d’un révolver. D’ailleurs vu les cris qu’il a poussés, le plus petit est déjà mort au moins dix fois : dis lui bien qu’on ne vit que deux fois et que je ne m’entends plus parler avec leurs « bangs, bangs, t’es mort, je t’ai eu » et j’en passe !
Continuons, monsieur une question ? Si je sais où ce trouve le rayon presse dans ce magasin ? non, monsieur pas du tout, je ne suis pas du magasin, je suis juste là pour l’animation du weekend ; si ce magasin a le journal Le Monde, je ne sais pas monsieur , je viens de vous dire que je ne suis pas du magasin. Mais retenez bien ma devise : Le Monde ne suffit pas , prenez aussi l’ »Express » et « le journal de l’automobile », des valeurs sûres !
Et maintenant une autre question pour nos Gentils Clients ! que dit on quand on joue aux dames quand l’adversaire pourrait prendre un pion et qu’il ne le fait pas ?
- Oui, le cow boy de tout à l’heure a la réponse : rappelle moi ton prénom jeune homme ? Wens ? étrange, jamais entendu c’est un pseudo ? bon ta réponse maintenant : tuer n’est pas jouer ? non ce n’est pas cela mais pas loin : quelqu’un a une idée ? oui bravo la dame avec les bigoudis c’est cela : souffler n’est pas jouer ; Et un ticket rouge pour la dame avec les bigoudis, un !
Dites les enfants, sans vouloir vous commander, vous pouvez vous éloigner un peu de cette pyramide : vous n’êtes pas des pharaons, que je saches. Allez voir un peu vos parents ! Ah ils sont là ? bonjour Monsieur et madame, charmants vos enfants !
Et maintenant un question de notre sponsor : le « Carroussel de la Joaillerie » derrière nous
Qu’est ce qui est transparent, qui brille et qui ferait un très beau cadeau de Noel à votre fiancée, votre mère, votre soeur ? » des suggestions ? oui je vous écoute monsieur le papa du cowboy et de l’indien !
- Une vitre ? me dit le monsieur là bas ? non ce n’est pas cela ! vous offrez des vitres à votre femme vous ?
- Un verre , non non. Et bien je croyais cette question facile mais personne ne trouve !
Un petit indice : le slogan est écrit sur la tête de gondole de notre partenaire ; le « Carroussel de la Joaillerie » derrière nous
« les diamants sont éternels » oui madame alors votre réponse à la question « Qu’est ce qui est transparent, qui brille et qui ferait un très beau cadeau de Noel à votre fiancée, votre mère, votre soeur ? »
GONG !
Et bien cher amis, le gong vient de retentir : l’heure est écoulée et personne n’a gagné cinq tickets rouges. Je vous donne donc rendez vous demain, même heure, même endroit pour notre opération spéciale ! Moi je rentre me coucher. Ouf heureusement que demain ne meurt jamais car je suis sur les rotules. Mais qu’est ce qui s’est glissé sous ma chaussure : ou là là une toupie ! qui tourne en plus ! , mais comment je m’arrête moi, NON, NON PAS LA PYRAMIDE, au secours : PAS LES PETITS POIS !!!!

 

 

Les autres participants sont ici

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:28

 

LETTRE.jpg

 

Allez, ce week-end, on va faire quelque chose de connu, quelque chose de simple, avec juste une légère variation pour changer un peu.

Il s’agit d’écrire une lettre (ou un mail) qui commencera par ces mots :

Il est minuit. Cette journée m’a épuisé(e).

Et se terminera ainsi :

Je vous embrasse de la façon indécente qui, je m’en souviens, vous plait*. 

Vous pouvez vous mettre dans la peau de qui vous voulez et écrire à qui vous le souhaitez.

 

 

Ma participation ci dessous et celle des autres ici  

 

 

Ma chère Clito,

 

Il est minuit, cette journée m’a épuisé. J’ai du résoudre toute la journée différents conflits. Sans vouloir me reposer sur mes lauriers, j’ai été absolument génial aujourd’hui. J’ai déjoué un complot : mes ennemis sont nombreux, vous le savez comme moi. Ensuite j’ai assisté aux jeux du cirque et me suis montré juste et magnanime. Et j’ai gracié une bonne dizaine de personnes. Après le cirque et leurs lions, les gladiateurs m’ont montré leur savoir faire puis nous avons enchaîné avec un banquet, excellent ma fois mais qui n’avait pas la saveur de vos mets si raffinés : cailles au miel, aromates, figues, raisins, pains divers, rôtis , servie par vos suivantes aux magnifiques tuniques transparentes.

 

A peine quelques semaines sans vous et vous me manquez déjà. Votre peau si douce, vos cheveux de jais me hantent.

Surtout ne montrez cette lettre à personne : vous êtes à la fois ma force et mon talon d’Achille. Ne laissez lire cette lettre à personne, même pas à un de vos nombreux scribes : il y a des espions parmi eux ! Répondez moi vous-même : j’adore déchiffre vos hiéroglyphes !

 

Pendant que mes alliés discutaient aujourd’hui et que je cherchais intérieurement lequel allait me trahir en premier, je vous ai imaginée dans votre palais le long du Nil. Cette lettre ne vous parviendra que dans quelques semaines, d’abord porteur à cheval, puis bateau et ensuite dromadaire. Autant de temps pour récupérer la réponse sur votre papyrus !

Je suis tellement amoureux de vous que j’en deviens lyrique. Ecoutez ce petit poème composé à votre intention

 

Ma chère Cléo,

Laissez moi être votre pâtre.

Pas un grec, bien sûr, pas un métèque.

Je suis romain et je le reste

Ma reine, ma pharaonne

Séductrice et ambitieuse

Votre voix ensorcelante

A fait de moi, pauvre vieillard,

L’homme le plus heureux de l’empire

Ma tendre maîtresse du Tibre

Mon tigre, ma féline ………

 

Qu’il est donc difficile d’être empereur quand je voudrais juste vous serrer dans mes bras : mais le devoir avant tout ! Gloire à mon empire, je n’aurai pas franchi le Rubicon pour rien .

Mon égyptienne, votre visage me manque ; votre petit nez retroussé et insolent, vos bijoux captant la lumière de l’Afrique. Je ne peux revenir vers vous, en Egypte, en ces temps troublés :  Dans une lointaine région de la Gaule, l’Armorique, une tribu me résiste encore mais je les vaincrai, croyez moi.

Toujours en Gaule, j’ai entendu que mon fils spirituel B avait lancé un contrat contre mon auguste personne. Ce mercenaire s’appellerait W , mais ne vous inquiétez pas, chère Amour, je surveille mes arrières. Ce félon habiterait, semble t il près de la jolie ville de Massilia : je le reconnaîtrai à son accent !

Parfois j’en perds mon latin avec tous ces dialectes, dans tous les pays que j’ai su conquérir. 

 

Je joins à cette lettre un petit coffre rempli de sesterces : viens me rejoindre à Rome, tu me manques trop. Ciel, dans mon égarement, je viens de te tutoyer, mon aimée . J’espère que tu me pardonneras : je n’ai pas le courage de recommencer cette longue missive et ne veux pas rayer ces quelques phrases

 

Cependant je reprends mon vouvoiement comme au temps de notre rencontre, c’est tellement plus énigmatique et sensuel que le tutoiement

Je vous embrasse de la façon indécente, qui je m’en souviens vous plait.

 

Votre Dévoué

Julius C.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:26

 

Sur une proposition de Gwenaelle  

 

La consigne :

Poème Barbara

Jacques Prévert, Paroles

Grâce à Jacques Prévert, nous savons ce qui s’est passé rue de Siam « ce jour-là »* mais qu’est-il arrivé rue de l’Observatoire à Paris ou rue des Fougères à Trifouillis les Perlouses?

Choisissez un nom de rue et racontez ce qui s’est passé « ce jour-là… ». En poésie ou en prose, comme vous voulez… 

 

 

Le poème de Prévert se réfère aux 165 bombardements de la ville de Brest entre le 19 juin 1940 et le 18 septembre 1944. Votre récit devra se situer quelque part entre ces deux dates.

 

Les textes des autres participants sont  ici   

 

 

9 avril 1942, rue des Petits Ménages  

 

   

Emile est épuisé par sa journée de travail et rentre d'un pas fatigué chez lui

Ou plutôt il rentre épuisé de sa nuit de travail : le soleil n'est pas encore tout à fait levé, mais il ne fait pas sombre non plus. Une nuit de plus, à soigner, réconforter des blessés, en tant que garçon de salle dans l'hôpital de la rue des Petits Ménages à Issy les Moulineaux. Le travail est loin d'être de tout repos, les corps sont lourds, les médicaments manquent ; il ne lui est pas possible de soulager toute cette douleur autrement que par des mots , alors il écoute, dès fois il parle mais surtout il écoute. De temps en temps il va poster une lettre pour un de ses malades.

 

L'autre homme a repéré Emile depuis cinq minutes et l'observe pour être sûr qu'il n'a pas été suivi. Pierre a 42 ans et se demande où va sa vie, où va son pays dans cette guerre atroce. Ces faux papiers sont dans sa poche Pierre Le Meur, est il écrit ! Cela fait deux ans maintenant qu'il est dans la clandestinité et que personne ne l'a appelé Corentin. Maintenant il est Pierre. Mobilisé en 1939, il a eu la croix de guerre pour son « courage » pendant la bataille de mai 1940. Mais maintenant .... que faire ?.... son action lui paraît dérisoire, indispensable mais dérisoire !

 

Emile attend maintenant son rendez vous à l'angle de la rue des Petits Ménages. La rue est déserte, les gens ne sont pas encore partis soit au travail soit dans la longue quête de nourriture qui occupent leurs journées.

Viendra t il d'ailleurs ce rendez vous ? : il lui autorise un quart d'heure de retard ! pas plus sinon il risquerait d'attirer l'attention de l'occupant. Il a bien ses papiers sur lui qui l'autorisent en tant qu'infirmier à naviguer dans Paris et ses environs à toutes heure du jour et de la nuit mais sa mission de l'ombre doit rester discrète.

Le rendez vous ? un homme ? une femme ? Il ne le sait pas et attend, se répétant la phrase qu'il doit dire et celle qui doit être répondue selon leur code. Ensuite, l'inconnu(e) lui remettra , un paquet , une adresse à mémoriser et disparaîtra dans le matin qui se lève. C'est une de ses premières missions, il est encore un peu nerveux, a t il le droit de fumer ? doit il rester immobile ou faire les cents pas ? Et Henriette qui l'attend à la maison comme tous les matins ? Pour le moment ça va, mais comment feront ils dans deux mois quand il y aura une bouche de plus à nourrir ; et puis il faudrait qu'il trouve plus à manger pour Henriette sinon elle ne pourra jamais allaiter l'enfant. Si elle savait ce qu'il est en train de faire, c'est sûr elle s'inquièterait

 

C'est Pierre qui a choisi le lieu du rendez vous. Lui aussi il a travaillé dans cet hôpital et connaît toutes les petites rues d'Issy les Moulineaux, au cas où il aurait besoin de prendre la fuite. L'homme, à qui il doit remettre le paquet est bien jeune, pas plus de la vingtaine se dit il. Il remarque sa jambe raide, sûrement ce qui lui a valu de ne pas partir au STO. Peu importe sa jambe d'ailleurs, l'important est le paquet

 

Perdu dans ses pensées, Emile a à peine le temps de se retourner que l'homme est derrière lui :

L'échange est très rapide Les deux hommes ont chuchoté : « quand nous en serons au temps des cerises », a dit Emile en ramassant un papier qu'il a fait tomber exprès. « les étoiles au ciel auront un doux frou frou »  a répondu comme convenu Pierre-Corentin, lui donnant le paquet qui renferment les tracts à transmettre à une autre fourmi de leur organisation.

 

Les deux hommes entendent d'un coup le bruit des bottes qu'ils redoutaient; L'échange est fait, ne pas s'éterniser, filer au plus vite , ne pas se retourner, ne pas courir , respirer normalement, ne pas croiser les yeux de l'ennemi, ne pas se retourner., ne pas accélerer, ne pas ....ne pas, ne pas paniquer.....

Les deux soldats eux se retournent et regardent la jambe folle d'Emile sans faire de commentaires, son uniforme de garçon d hôpital est éloquent. Les soldats allemands passent leurs chemin. Pierre, dans l'encoignure d'un porche, est invisible. Une nuit de plus dans la clandestinité est passée.

 

 

Emile et Pierre ne se reverront plus, dans la résistance il est rare de revoir les camarades d'une mission.

Ils ne se sont pas regardés, Pierre le Meur, alias Corentin Celton, repart vers la clandestinité et vers son arrestation du lendemain mais cela il ne le sait pas encore.

 

Emile rentre chez lui à deux pâtés de maison : il déjeunera avec Henriette avec ce qu'elle aura pu trouver la veille avec leurs tickets de rationnement, ils se chamailleront sur le choix de prénom de ce petit qui s'annonce, il dormira un peu puis reprendra le travail à l'hôpital ce soir, repensant à cet homme qu'il a à peine aperçu, qu'il ne reconnaîtrait pas s'il le croisait à nouveau dans la rue. Cet homme, plus âgé que lui, il a eu envie de serrer dans ces bras, ce camarade, qui comme lui veut se battre, pour l'avenir, leurs enfants. Tiens a t il des enfants cet homme qu'il ne reverra plus ?

 

 

Corentin Celton sera arrêté le lendemain et fusillé à Suresnes en décembre 1943.

La station de métro de la ligne 12 « Petits ménages » sera rebaptisée Corentin Celton en 1945, en hommage à son action de résistant.

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