Sur un banc, deux personnes (un homme et une femme) tournent le dos à la scène.Elles sont chaudement vêtues, bonnets, manteaux, écharpes, et boots. Un paysage d'hiver en toile de fond, des arbres nus. Elle est âgée et joue avec la canne qui lui servit à se rapprocher du banc où ils font une pause. Lui, jeune et alerte, l'aide, prévenant.
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Elle : Je n'en peux plus d'attendre, il ne viendra jamais.
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Lui : Tu dis cela tous les ans, et puis bon an mal an , il finit par montrer le bout de son nez. Je suis d'accord avec toi, le temps me semble long. Mais rien ne sert de soupirer, cela ne le fera pas venir plus tôt : On ne peut pas lui reprocher son inactitude.
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Elle : Oui, mais d'après les infos, il aurait trois semaines de retard , cette année.
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Lui : Les infos, les infos! sa venue n'est marquée dans aucun horaire connu. Il faut lui laisser son libre-arbitre. Quand il sera enfin là, nous serons tous heureux et le fêterons dignement.
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Elle : j'ai bien peur que ce soit la dernière fois que je le vois pour ma part. C'est pour cela , que je l'espère tant. Toi ce n'est pas pareil, tu es jeune, au début de ta vie : tu en verras plein d'autres.
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Lui : Oh , regarde, Marnie, une hirondelle l'annonce.
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Elle : Chouette, c'est pas trop tôt : rentrons à la maison, j'ai des semis à préparer. Je veux être fin prête pour l'arrivée du printemps.
La consigne des Impromptus :
En attendant Untel
Deux personnages parlent d’un troisième qui apparaitra par la suite. Décor. Dialogues. Didascalies. C’est du théâtre.