Raconter des histoires (de poneys et de chevaux mais pas seulement) Participer à des défis littéraires
Les liens vers les autres participants sont chez Asphodèle
Tout a commencé lundi.
En toute quiétude, je m’étais installée à l’ombre de l’écurie pour écrire un texte pour ma participation aux plumes de l’été. Comme je pars en vacances samedi, je voulais prendre de l’avance et j’avais noté les mots au fur et à mesure. Soudain, mon clavier a refusé d’écrire des K (les k aussi). En même temps, mon ordi est vieux et c’est normal qu’à cet âge il montre des signes de fatigue. Et puis je me suis dit, « le k ce n’est pas bien grave. Je suis tout à fait capable d’écrire un texte sans k ». J’avais commencé un texte sur le Kiwi (l’oiseau pas le fruit). Voici la première phrase : « Maître Kiwi sur une arbre perché tenait en son bec un kaki ». Il faut dire qu’en cette dernière semaine de boulot, j’ai la cervelle qui ressemble à une quenelle trop cuite (à ne pas confondre avec « j’ai Queneau dans le cerveau ») et que j’avais envie de piocher dans les classiques.
D’ailleurs, c’est la semaine des Q chez Asphodèle. Alors je n’allais pas faire grand cas de ce K récalcitrant.
Mon iwi, faute de première lettre invisible, avait mauvaise mine et je l’ai donc remplacé par un cheval (allez savoir pourquoi). Mais ce n’était pas terrible « Maître Cheval sur un arbre perché tenait en son bec un aki ». D’abord un cheval n’a pas de bec et un cheval sur un arbre cela n’existe pas ! Mon histoire est donc devenue « Il était une fois un cheval qui souhaitait devenir champion du monde de billes, mais avoir quatre pattes (ferrées qui plus est) est un sacré handicap pour un joueur de billes ». Là je me suis dit que je tenais enfin la quintessence d’un texte inédit, un texte philosophique sur la difficulté pour un cheval de se dépasser - au niveau sportif s’entend !
Mardi, je me suis inquiétée. Plus de C, ni de c d’ailleurs. Mon début d’histoire était dure à lire « Il était une fois un heval qui souhaitait devenir hampion du monde de billes, mais avoir quatre pattes - ferrées qui plus est - est un sacré handi ap pour un joueur de billes »
Envolée aussi ma phrase pompée sur un auteur adoré « Adieu, veau, va hes, heval, ochon, ouvée » : trop dur à lire. J’ai donc tout recommencé. « Il était une fois un quarter-horse (1) qui souhaitait devenir athlète olympique de billes, mais avoir quatre pattes (ferrées qui plus est) est un sacré problème pour un joueur de billes » J’ai un peu progressé sur mon texte mais ce manque de deux lettres étaient assez ennuyant.
Mercredi matin je n’ai pas écrit, c’est le jour des enfants et mon fiston avait perdu une quenotte dans l’herbe du pré. Nous avons passé la demi-journée à quatre pattes dans l’herbe pour retrouver la dent égarée. Je vous rassure, la souris verte est passée dans la nuit de mercredi à jeudi, apportant un quantité non négligeable de piécettes, mais ceci est une autre histoire.
Mercredi après midi, j’ai trouvé un message sur mon traitement de texte préféré. Je n’en crois toujours pas mes quinquets : « Valentyne, ne pense qu’au Q, quonssentre toi , tu vas y arriver ! » avec un point d’exclamation rouge inquiétant. Là, je me suis dit c’est un complot, quelqu’un ne veut pas que j’écrive d’histoire d’équidé, mais je ne me suis pas laissée intimider et j’ai poursuivi mon texte.
Jeudi, aggravation du mal : mon traitement de texte n’avait plus de d (qui n’est jamais qu’un « q » inversé de bas en haut, , ni de « p » qui n’est jamais qu’un « q » inversé de gauche vers droite, ni de b, qui n’est jamais qu’un « d » inversé de droite à gauche, qui lui-même est un q inversé de bas en haut.
Mon texte avait un air triste « Il était une fois un quarter-horse qui souhaitait evenir athlète olym ique de illes, mais avoir quatre attes (ferrées qui lus est) est un sacré ro lème pour un joueur de illes »
Je me suis creusée la cervelle, j’ai repris un peu de quinoa et j’ai réussi à réécrire « Il était une fois un quarter-horse qui souhaitait être resquilleur (joueur de quilles ndlr), mais mouvoir aisément quatre quintaux est une sacrée gageure pour un joueur de quilles ». Bon à cet instant T, je n’avais pas rempli mon quota de mots en Q, le jour J se rapprochait et je me voyais déjà mise aux bans des plumes de l’été pour tout le mois d’août, voire être huée et couverte de quolibets.
Vendredi matin, j’en étais toujours à la première phrase de mon texte et cerise sur le gâteau, il n’y avait plus de k, de c, de d, de p et de b sur mon clavier et quand par erreur je tapais sur ces lettres il se marquait un magnifique q sur ma page.
Là j’ai réalisé que j’avais été envoûtée ou que j’étais perséqutée. Je m’en suis allée quérir un désenvoûtement chez Irène, on a réglé ensemble notre différent sur la jument de Michou,. C’était juste un quiproquo, maintenant on est copines comme zébrons (2). Cependant mon clavier ne fonctionnait toujours pas et j’en était toujours à la première phrase, vous savez celles où, Quintette, la quater-horse veut devenir une star des quilles.
Vous vous demandez sûrement comment je me suis sortie de ce mauvais pas : Et bien, je suis allée dans mon magasin préféré et j’ai racheté un clavier. Faut pas me chercher querelle ! Nanmého.
(1) : un quarter horse n’est pas un quelconque cheval de quartier mais un cheval très rapide sur un quart de miles d’où son nom et hop une petite photo ci dessous
(2) A l’écho des écuries, on n’est pas copains comme cochons mais comme Zébrons mais c’est quasi la même chose.
PS : salut moi, c’est Dada le blog de Valentyne, je lui ai joué une bonne farce en sabotant son clavier. Maintenant avec le clavier tout neuf, je vais en profiter et programmer plein de billets pendant les trois semaines où elle va me quitter.
Les mots collectés par Asphodèle
Quenelle – quiproquo - quota - quiétude – quintessence –quérir – quinoa – querelle – quenotte – quilles – quartier - quintettes - quintal - quinquet - quelconque – quitter - quasi - quantité - quolibet
Une photo d’Irène est ici