Bonjour à tous nos lecteurs fidèles (au nombre de 20 aux dernières statistiques connues ;-))
J’ai l’honneur aujourd hui en tant que rédactrice en chef (et unique journaliste) de l’Echo des Ecuries de recevoir Monsieur Hongre-Oie du blog d’Arieste (HO pour les intimes)
Echo des écuries : Monsieur Hongre-oie bonjour !
HO : bonjour, merci de m’avoir invité pour faire part de mon expérience aux jeunes générations.
Echo des Ecuries : Tout d’abord racontez moi votre enfance !
HO : hou je suis tout intimidé, c’est la première fois que je rencontre un journaliste. Allez, je fais le grand saut et vais me dévoiler un peu. Impossible de raconter mon histoire sans avoir auparavant parlé de mes parents.
EDE : oui bonne idée : racontez nous la rencontre de vos parents !
HO : mon père, un cheval, comme vous le savez tous, était tombé amoureux d’une jeune oie blanche lors de ces études de parachutiste.
EDE : comment se sont il connus ? sur les bancs de l’université ?
HO : Non, mon père faisait le cavalier lors d’un jeu d’échec géant et il a remarqué ma mère qui jouait au jeu de l’oie sur le stand voisin.
EDE : passionnant et ….. ?
HO : en fait il était enrhumé ce jour là et il passait son temps à éternuer ce qui le faisait piquer du nez et déconcentrait ses partenaires de jeu : l’éléphant faisait le fou, la girafe était la tour, le lion avait voulu être le roi, forcément. Mais je m’égare et je suis hors sujet (rires)
EDE : et ensuite ?
HO : ensuite ma mère l’oie a eu l’idée de sortir, de sous son aile, un flacon de sa composition. Les effluves qui s’échappaient de celui-ci avaient un goût de légumes fraîchement récoltés de son potager. Elle lui a fait respirer les fragances de ce parfum qui ont débouché le nez de mon père. Un peu de miel pour éclaircir sa gorge et le tour était joué: Ma mère avait ensorcelé mon père à tout jamais. Pour la remercier, il lui a offert une breloque, qu’elle a encore : il s’agit d’un petit bijou représentant Pégase
EDE : Et votre naissance ?
HO : mes parents savaient leur amour impossible, vous pensez bien : un cheval et une oie ; certes ils étaient blancs comme neige tous les deux mais c’était quand même un couple étonnant pour l’époque ; alors ils ont décidés d’émigrer en Estivanie, où je suis né.
EDE : En Estivanie, pourquoi l’Estivanie ?
HO : et bien en ce temps là, les lois de la bioétique étaient plus floues qu’actuellement ils n’eurent pas de mal à trouver un médecin, qui voulu bien pratiquer une insémination artificielle. Mammifère par mon père et oiseau par ma mère, je suis le premier représentant des oisifères : Quand ma dulcinée et moi, aurons nos propres enfants, ce seront soit des chevaux, soit des oies, soit des Hongre-oie comme moi (corps de cheval avec des ailes ou des oie-cheval : des oies avec des sabots à la place des pattes palmées et un sacré toupet, forcément !)
EDE : votre dulcinée ?
HO : oui une jumoie : mère jument, père oie
EDE : et cela n’a pas été trop dur de vous intégrer à l’école en tant que premier et seul représentant de l’espèce ? avez-vous vécu cette drôle d’enfance comme un traumatisme ?
HO : pas du tout ! en Estivanie nous sommes nombreux à avoir des parents d’origines différentes : mes meilleurs amis sont un caméléopard et un cerf-volant !
EDE : caméléopard, cerf volant ?
HO : oui pour le premier son père est un caméléon et sa mère est un léopard, et pour le deuxième sa mère est une biche et son père un aigle. Mais tout ce petit monde cohabite en bonne intelligence en Estivanie !
EDE : Absolument fascinant : parlez nous de vos passions, cher Hongre oie !
HO : Je suis quelqu’un de très simple, j’aime danser la java dans les champs au clair de l’astre de la nuit, étreindre ma compagne en lui susurrant des mots doux, sortir avec mes amis !
EDE : Votre devise : ?
HO : être toujours de bonne humeur !
EDE : Merci de votre attention, chers lecteurs, et à bientôt pour une prochaine interview. La prochaine fois, nous essaierons de faire plus court et de ne pas dépasser 41 mots mais Hongre Oie a une vie tellement passionnante : difficile de faire court !
Les liens vers les autres participants sont chez Olivia
Les mots imposés pour l’édition 41 de Des mots, une histoire sont : parachutiste – flacon – humeur – éléphant – breloque – temps – encre – saut – champ – potager – miel – éternuer – traumatisme – fragrance – flou – mots – piquer – amoureux – effluves – rire – étreindre – astre – java