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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:30

plumedesmotsunehistoire3

Les liens vers les autres participants sont chez  Olivia 

 

Je ne suis pas arrivée à écrire une ligne cette semaine. J’étais sous le choc de cette lecture (le choc, vous avez bien lu, ce n’est même pas un des mots imposés chez Olivia cette semaine)

J’ai dévoré ce livre dans le week end et j’en suis restée un peu abasourdie, tellement je l’ai trouvé riche et bien construit. Allez écrire un texte après cela ;-)

Abasourdie par l’histoire, celle d’Hélène, la narratrice qui raconte son histoire et celle de son frère. Les chapitres alternent entre la vie d’Hélène aujourd hui (auprès de son mari Adem et de leur fils de 6 ans, Melih) et l’histoire de l’enfance d’Hélène et de son frère.

J’ai beaucoup aimé la façon d’Hélène de parler à son frère : les chapitres où elle raconte la période de leur enfance jusqu’au drame lui sont adressés et l’utilisation du « tu » fait réagir le lecteur plus que si elle avait employé le « il »  pour désigner son frère.  

Un jour chez le boucher, Hélène entend parler d’un vagabond qui vit dans le parc et tout de suite elle pense à son frère qu’elle n’a plus vu depuis des années depuis leur séparation lorsque son frère a été placé en foyer (psychiatrique ?). Et peu à peu Hélène perd pied, sa mémoire déjà fragile lui joue des tours, elle rencontre le vagabond, (qui ne la reconnaît pas), le poursuit, lui parle le persuade  de se laver, lui apporte à manger

Ces deux êtres se rapprochent, Hélène cherchant par la conquête de l’affection de ce vagabond à évacuer la culpabilité qui la ronge : Elle a abandonné son frère et son père est mort.

En parallèle, le mari observe, il  reste au début attentif et bienveillant, puis il se rend compte que cela menace l’équilibre de la famille et que son petit garçon en supporte  les frais.

Le petit garçon, Melih,  est touchant, rieur, adorable et très mûr pour son âge : il partage LE secret avec son père.

Régulièrement, on se demande la part de réalité dans les paroles d’Hélène, réalité ou cauchemar. Plusieurs fois, par petites touches, elle évoque ce fameux jour du ciel des chevaux où le monde s’est écroulé pour elle, son frère et ses parents.

Le frère est émouvant également dans sa volonté de vivre dehors en vagabond plutôt que dans un foyer spécialisé, où il pourrait être l’objet de soins attentifs et vivre mieux que dans une cabane de chantier au fonds du parc. On se pose des questions sur sa « maladie ». Le « problème » des facultés du frère est évoqué en ces termes : 

 

Les médecins ont diagnostiqué une maladie complexe, un trouble plutôt- c’était un mot étrange, »trouble », comme une eau opaque, l’œil indéchiffrable d’une flaque sur un chemin boueux – dans lequel certains enfants finissent par sombrer jusqu’à n’avoir plus aucun contact avec le monde extérieur. Le monde dans lequel ils vivent est autre, disaient ils, ils y grimpent comme dans un petit grenier , une minuscule cabane en haut d’un arbre, et ils tirent la porte derrière eux pour un moment, pour quelques heures et parfois pour toujours. Maman a pleuré mais en te retrouvant dans l’antichambre où l’on t’avait envoyé attendre elle n’a pu y croire, son petit garçon au visage si tendre qui avait appris à compter, à lire, à écrire presque en même temps que sa grande sœur.

 

Un autre extrait sur l’enfance des deux enfants, Hélène et son frère Noël.

Et puis il y avait notre père. Il élevait des chevaux, disait-il. Quand il rentrait le soir, il dégageait une forte odeur de fumier qui nous faisait éternuer, et ses ongles, les lignes de ses paumes étaient incrustées de la crasse noire qu’y laissait le poil des bêtes. A tour de rôle, nous avions le droit de lui récurer les mains avec une brosse de poils durs. Bien sûr cela nous émerveillait, nous tournions autour de lui en flairant cette odeur animale inconnue et il y a avait mieux encore ; parfois il travaillait le dimanche, il arrivait à travers champs en tirant derrière lui un cheval attaché à une corde. De notre chambre nous les entendions s’ébrouer ou hennir dans le pré derrière  le portillon du jardin, et nous nous précipitions dehors en criant. Souvent c’étaient de vieux chevaux au chanfrein gris, parfois ils boitaient ou paraissaient malades, mais nous les trouvions magnifiques ; après cela nous chevauchions pendant des jours des bâtons au bout duquel nous avions attacher les fines soies que l’on trouve à l’extrémité des épis de maïs, nous refusions même de mettre pied à terre dans la maison.

 

La fin est très réussie et étonnante : je n’avais rien vu venir et j’en suis restée abasourdie (je l’ai déjà dit non ?), enchantée aussi  et les mains glacées (normal je lis dans le bus) . Le dernier chapitre (assez dur)  relie tous les petits indices parsemés tout au long du livre et enfin on comprend tout…..

 

Un coup de cœur ce livre …..

 

Les mots collectés par Olivia

 

Cauchemar – ou – conquête – problème – frais – objet – mais - jour – relier -  glacé –rester – mieux – période – faculté - deux

CIEL-CHEVAUX.jpg

 


 Une troisième participation au challenge "animaux du monde" de Sharon 

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 Une deuxième participation au challenge Totem de Liligalipette 

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Published by Valentyne - dans Challenge Totem
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commentaires

DENIS 12/12/2012 21:20

merci d'avance et tes articles seront les bienvenus

Valentyne 13/12/2012 21:11



Merci Denis et à Bientôt ;-)



covix 11/12/2012 15:52

Bonjour,
bien réussi et nous parler d'un livre coup de coeur c'est sympa.
Bonne fin de journée
@mitié

Valentyne 12/12/2012 10:25



Merci beaucoup Covix ;-) 


A bientôt



DENIS 10/12/2012 13:57

je ne connais pas ce livre mais il semble très intéressant

Valentyne 12/12/2012 10:25



Très intéressant Denis.


Bonne journée


J'essaie de faire un billet de présentation de ton challenge dans la semaine ;-) 



ceriat 09/12/2012 12:24

Quel merveilleux article, qui nous invite à une lecture extraordinaire. :D Et tout ça avec des mots magiques. :D

Valentyne 09/12/2012 20:34



Merci Ceriat ;-)



Asphodèle 09/12/2012 10:55

Si c'est un coup de coeur, je sur-note !!! :) Les mots étaient tellement simples cette semaine qu'on pouvait les caser n'importe où, bonne idée d'avoir fait d'une pierre deux coups ! J'aime
beaucoup la plume sensible que l'on devine dans les extraits que tu as mis...

Valentyne 09/12/2012 20:34



oui les mots n'étaient pas trop durs ;-) en même temps j'ai oublié "hilarité" ;-(


Une plume très sensible, tu as raison 


Bon dimanche Asphodèle;-)



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