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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 01:29

plumedesmotsunehistoire3

 A l'aube, pas besoin d'horloge, elle l'entend venir sans se tourner

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Enfin quelqu'un pour la soulager, elle La Marie,
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"Margot , teint de dragée, installe donc ton tabouret, je t'en prie"
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Sans perdre une seconde, Margot tire sur le pis, Marie va donner
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Ce succulent et crémeux breuvage sans se démener
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Margot trait, elle rêve, digression, une parenthèse dans sa vie
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Son apparence ?  longues nattes, des yeux brillants d'envie
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Ses pensées ? Pierre la fait vibrer, vers où va-t-il la mener? 
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Ses craintes ? Simulacre de mariage , enfants ou autre chose ? 
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Son désir ? Son amoureux qui,  un péché mignon lui  propose
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Avec lui, Margot ne voit pas le temps passer
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Gourmandises ou bêtises seront elles meilleures?
Dans le foin , selon toute vraisemblance, ils vont tout à l'heure
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Commettre l'inévitable et connaître cette petite mort qui évite de trépasser

 

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Les mots collectés par Olivia

horloge – seconde – passer – temporalité – vraisemblance – éviter – apparence – simulacre – digression – parenthèse – péché-mignon – succulent – gourmandise – dragée – bêtise.

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La consigne des Impromptus

Cette semaine Porphyre nous propose de prendre le dernier mot de chaque vers d'un poème de Pierre Ronsard et que chacun d'entre nous écrive ce qui va devant suivant son imagination, pas obligé de compter le nombre de pieds. 

Une façon facile d'écrire un poème, les rimes sont toutes trouvées. 

Essayez de ne pas lire ou relire le poème pour ne pas être influencé. Je donne donc les mots à rimer dans l'ordre.

tourner

Marie

prie

donner

démener

vie

envie

mener

chose

propose

passer

meilleure

heure

 

trépasser

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 01:29

plumedesmotsunehistoire3

 

Quand j’ai entendu la petite fille dire, de sa voix de cristal qui me bouleverse,  « Et si on prenait le kangourou », j’ai su que ma fin était proche, enfin ma fin en tant que moi, kangourou, je ne sais pas si je suis très claire, j’ai été un peu tourneboulée ces temps-ci. Mais je sens que je vous égare et je reprends mon histoire au commencement. J’habite à l’Echo des Ecuries dans la chambre de la petite fille, celle qui répond au surnom de Ponette.  Enfin, elle est en sixième, elle est donc déjà grande et je ne lui sers plus de doudou depuis longtemps. Je suis coincée sur une étagère entre un bateau de pirates, un livre de math sur les polygones et  un Marsupilami récupéré non pas dans la forêt Palombienne mais dans une brocante à Audierne. Si vous n’avez jamais  entendu parler un Marsupilami en langue  Bigoudène, " Houba ar bigoudenned é vreskenn houba " (1) vous ne connaissez rien à la vie.
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Mais venons-en au fait. La concision n’est pas une facette de ma personnalité qui est prédominante et j’ai tendance à m’égarer, j’avoue aussi que je perds un peu la tête ces temps-ci.  
La fillette est rentrée du collège un soir, enthousiaste en criant « La semaine prochaine,  en Arts Plastiques, il faut amener deux doudous, nous allons les découper et recoudre les morceaux de l’un avec les morceaux de l’autre ». Là j’ai tremblé et je me suis vue défigurée comme la créature de Frankenstein.  Comme de juste, sur l’étagère on s’est regardés avec Marsu : on était ses deux derniers doudous, les autres elle les avait donnés à son petit frère. On allait forcément servir de cobayes.
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Ni une, ni deux, nous nous sommes retrouvés dans le sac de la demoiselle. Le public de ce blog étant sensible, je ne vous parlerais pas de ma décapitation ni de celle de Marsu, des gloussements et des plaisanteries qui ont fusé dans la classe, la prof avait un petit air de vigile et passait dans les rangs pour éviter que la mousse des doudous ne vole à travers la pièce. Ponette a enrayé notre hémorragie de perles de polystyrène avec du scotch et nous sommes repartis Marsu et moi, en vrac et en pièces détachées dans son sac.
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Le weekend, il y a eu une grande séance de torture couture à l’Echo des Ecuries (elle a pas bien suivi les cours chez Patchcath, la Valentyne, parce qu’elle a perdu le fil plus d’une fois).
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J'ai eu aussi une frayeur parce qu'en plus de n'avoir plus toute ma tête je suis ailuraphobe (ce qui pour un doudou est génétique) et oui j'ai peur des chats ! J'ai donc à nouveau tremblé de tous mes morceaux de moi éparpillés dans le salon quand Valentyne a dit "j'arrive pas à passer le fil dans le chat de l'aiguille". Elle est un peu bizarre, la Valentyne,  parce qu'il n'y a jamais de chat à la maison , ils sont allergiques qui disent.  
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Une soirée plus tard, Marsu et moi on avait une figure presque humaine, j’ai récupéré un bras et une oreille de Marsu, son corps et ma tête sur les épaules, enfin les épaules du Marsu si vous voyez ce que je veux dire.
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J’avais donc à nouveau mes idées en place au crépuscule ce dimanche.   Une nouvelle vie commence pour nous, nous venons d’être rebaptiseés :  Je suis Kangoul'ami et mon pote, Marsugourou (parce que forcément le petit frère a voulu participer, il a cousu comme un chef).
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A travers le prisme de cette aventure peu banale, j’ai découvert une vérité que je vous fais partager : « Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls" (2). En tout cas, moi et Marsu, on s'est observés sous toutes les coutures et on est comme en symbiose : plus jamais on ne se crêpera le chignon. 
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1  " Houba ar bigoudenned é vreskenn houba " (1) Houba les Bigoudènes en folie Houba (note du traducteur)

2 Jean de la  Bruyère

marsu-gourou.jpg

kangoulami.jpg

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Les mots collectés par Olivia

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Pirate bateau bigoudène crêpe chignon perle cristal facette prisme polygone soirée crépuscule declin fin vigile 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 01:29

plumedesmotsunehistoire3

 

 

Grimpeur dans la tempête, tu marches seul, Olivier 
Une place avec une scène
Sur des tréteaux de bois
Des milliers de gens sont là
Mais j'ai dû trop longtemps sourire
Je ne t'ai pas vu partir
Plus que mes pas qui résonnent
Il ne reste plus personne
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Tu  étais là dans ce fauteuil
Premier témoin de mes faux pas
Le coeur tremblant comme une feuille
Croyant que je ne savais pas
"Où es-tu ?"
Dans  un hameau perdu sous les étoiles ? 
On t´a vu dans le Vercors ?
Sauter à l´élastique ? 
Voleur de décors ? 
Au fond d'un cirque ?
A chercher  le secret des banquises ?
A étudier la course des nuages ? 
Et y trouver de nouveaux personnages ?
A crier vers l'infini et au delà ? 
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Je pense encore à toi.
On m'avait dit que tout s'efface
Heureusement que le temps passe
J'aurai appris qu'il faut longtemps
Mais le temps passe, éternellement , heureusement.
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Plus certainement, tu es dans ce cimetière
A exercer tes talents de conteur
Voire à militer au parti zombi 
Une chose est sûre, là où tu es  
On trouvera 
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
Ce n'est pas un conte mais un poème mi-phénomène paranormal 
Juste une façon de dire 
Que je ne t'oublierai pas 
Et que je garderai cette surprenante image 
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Les mots collectés par Olivia

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talent - surprenant - conteur - phénomène - tempête - personnage - scène - décor - cimetière - éternellement - infini

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Cette semaine j'emprunte les mots de Cabrel - Grand Corps Malade - Jean Jacques Goldman - Sardou - Bashung

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La consigne des Impomptus 

Olivier Puigségur, qui était un fidèle des Impromptus depuis 5 ans, s'en est allé en début d'année.

Malgré son handicap physique et ses problèmes de santé multiples, il développait une énergie incroyable et communiquait beaucoup de tendresse autour de lui. Il aimait beaucoup la chanson et chérissait particulièrement quelques chanteurs. Un de ses préférés était Jean-Jacques Goldman !
Alors, pour Olivier, nous vous proposons d'écrire en reprenant l'expression "Envole-moi".
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 01:29

plumedesmotsunehistoire3

 

Soudain,  la voix caverneuse du gourou, surnommé Pops,  se fit entendre, grinçante comme une alarme mal réglée. Ses ouailles se serraient les unes contre les autres, religieusement, buvant ses paroles comme celles d'un professeur de morale centenaire. Dans l'ombre grise de la nuit,  on devinait juste que l'individu était absolument rond et minuscule, le teint légèrement jaune. Son collège de codétenus le regardait avec admiration : un survivant, un héros sans faiblesses et sans doutes. Le gourou poursuivit :  "Moi Damiel, je vous aie rassemblé pour que nous unissions nos efforts et organisions notre évasion. Messieurs et vous aussi mesdames,  il vous faut redoubler d'attention  : le danger se rapproche. Tout à l'heure vous entendrez le son du réveil. Ce sera pour nous le début de la fin. Notre ennemi à tous a l'air angélique : Cheveux ébouriffés, sourire édenté, pyjama rouge coquelicot. Ne vous fiez pas à son image de gentil. Ce petit d'homme est redoutable, sans pitié et sans âme, il nous assassinera tous. De sa voix mielleuse, il nous parlera, caressera nos fragiles pétales avant de nous achever avec sa cuillère à café. Tout est dans l'esquive, il faut se cacher au fond de notre terrier. Son but est de nous capturer, de nous noyer et de nous MANGER ". A la fin de la tirade de Damiel, une vague d'effroi parcourut les petis visages ronds et jaunes. C'est alors que tout s'accéléra : ils n'eurent pas le temps de reprendre leur souffle que déjà leur paquet était ouvert, ils étaient versés en vrac dans un bol, ébouillantés sous un litre de lait. Damiel Pops eut juste le temps de murmurer : "Mourrir ainsi, broyé sous les dents d'un "Céréales killer", la vie n'est pas juste"   

 

Les mots collectés par Olivia

capturer - image - son - évasion - alarme - danger - rouge - coquelicot - mesdames - messieurs - homme - faiblesse - âme - gris(e) - ombre - doute - métaphysique - collège - professeur

.article non sponsorisé par Kellogs :-)
La consigne des Impomptus 

Un jour on m’expliqua qu’un meurtre avait été commis à cet endroit ... J’éclatais de rire... ! ...
Quel endroit : une bibliothèque, un salon de thé ? ...
Comment : égorgé, pendu, assassiné ? ...

Vous voilà invités à monter votre scénario autour de ces questions en finissant votre texte par un éclat de rire !

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 01:29

plumedesmotsunehistoire3

 

 

 

Le troll lut, à voix haute, ce qu’il y avait marqué sur le petit singe en peluche (qu’il venait de trouver dans le coffre de la maman Trolloïde (celle qui avait des boucles d’oreilles en forme de cloches, et un chien qui s’appelait Polémique) (je précise ce fait de la plus haute importance pour ceux et celles qui passent par ici et qui ne saurait pas qu’un troll raisonne pas emboîtement successifs))))

« Ca-res-se ma tê-te avec ta main gau-che    

                                                        et ton vœu j’ex-au-cerai… »

Le troll fut tout ému à l’idée de voir son vœu exaucé : il n’en pouvait plus de la solitude au fond de son tunnel. La nuit, il ne rêvait plus que de conflits endiablés, d’empoignades homériques, de sorties exaltées. Sans réfléchir plus, il se décida aussitôt à formuler son vœu : Il caressa alors la tête du petit singe de ses trois doigts griffus et commença à scander bien fort « Il me faut une Trollesse, une drôlesse, pour faire d’abominables et repoussants bébés trolls, je l’imagine verte sur le corps, un visage hideux et blanc comme de la craie, grande comme un immeuble, avec un nez en forme de trompette »

Soudain, un énorme bruit se fit entendre et dans un nuage de fumée, notre troll (qui raisonnait toujours par emboîtements successifs) s’écria « Caramba et troll de bique, c’est pas possible, c’est une catastrophe qui dépasse l’entendement, quelle idée d’avoir formulé un tel souhait », et il se rendit compte, effaré, qu’il avait caressé le singe de la main droite et pas de la gauche. Sa dulcinée avait l’air d’une…… 

A vous d’inventer la suite …… 

Ce texte a été écrit suite à l’article de Cécile qui a commencé un texte, qui a ensuite été poursuivi par deux autres aminautes (allez voir ces trois textes et dites nous comment vous voyez la dulcinée de ce cher Troll)

 

Les mots collectéspar Olivia

sortie - craie - bruit - rendre - commencer - suite - conflit - catastrophe - entendement - repoussant - idée - décider - immeuble - coffre

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 00:26
logo-plumes2-lylouanne-tumblr-comQuatrième de couv : 
 Bakiavélite, le narrateur du premier roman de Patience Steinbock est un téléphone, mais pas n'importe quel téléphone. 
Notre héros trône dans la salle du conseil de Monsieur le Diable, à l'est de Pandémonium. 
Ce téléphone est bien entendu au top de la technologie, répondeur enregistreur, sans fil, reconnaissance des voix et tutti-quanti. Ce livre liste les requêtes passées au Diable, ses réponses, ses conseils aux belles- mères jalouses, aux enfants pas si innocents.  Les dialogues du diable,  avec les chevaliers de l'apocalypse, sur fond de galops fougueux, sont tour à tour des moments de frustrations, d'impatience et d'intenses jubilations. Les espoirs du diable par rapport à ses plans  nous sont racontés par le menu. 
Notre téléphone vit consciencieusement sa vie de téléphone, neutre et stoïque,  jusqu'au jour où il tombe amoureux de la douce voix du répondeur de Dieu (car le répondeur de Dieu est une voix de femme). Il découvre alors avec espoir et stupeur des émotions qu'il ne soupçonnait pas.  Notre héros sent qu'il est l'heure de prendre un nouveau départ, de revendiquer sa liberté, de dépasser ses forfaits et limites. Les deux complices vont trafiquer les conversations, mettre leur grain de sel, de miel  et de fiel.... .ET CHANGER LE COURS DU MONDE.

QUELQUES AVIS
Un roman où le désir de vivre se mélange à l'angoisse de mourir. Une gifle que nous assène Patience Steinbock ! 
Une gigantesque fresque qui ne vous laissera pas une minute de répit. 
The Phone-house

Vous verrez votre téléphone d'un autre oeil à partir de maintenant.  
Orange - opérateur téléphonique

Un livre sacrilège qu'il ne faut absolument pas lire 
L'écho des écuries - y'a même pas un vrai cheval, juste de bruits de galop.
 
 Les mots collectés par Asphodèle 

Départ – salle – téléphone – heure – désir – impatience – minute – frustration – déçu – enfant – pandémonium – liste – angoisse – patience* – espoir – stupeur – galop – gifle – gigantesque.
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 00:00

 

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Dans la brume de l'esprit d'un poète, 
Une rime cherche  à naître,
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L'homme sommeille, et dans le souffle léger du début de son repos, ne se rend pas compte des efforts de la rime pour apparaître. 
Notre rime, s'épanouit, pointe le bout de son nez,  s'ouvre ainsi  à l'innocence de l'inspiration. Dans sa naïveté de nouvelle-née, elle avait espéré naître dans l'esprit d'un poète, passer son enfance dans le bain d'une langue maternelle, devenir mûre en récitant ses conjugaisons, apprendre de beaux poèmes, visiter les siècles angéliques, pourquoi pas décrire des diablotins zélés et des cupidons ailés, parler d'Adam et Eve....... Mais en s'éveillant, elle se rend immédiatement compte qu'elle a élu domicile dans l'esprit d'un peintre et non d'un poète. Tout n'est que débauches de couleurs : La rose Toulouse, La rouge Collonges, la blanche colombe, la bleue et goûteuse orange, la verte prairie se mélangent. 
.
Dans les dédales du cerveau de Giorgio, la rime déambule, elle doute de rencontrer des mots avec qui se marier, se mirer dans une strophe aérienne. Mais dans l'esprit du dormeur Chirico, nulle place pour les mots, seules les images ont le droit de cité. La rime tintinabule  de rue en rue, dans ce labyrinthe de maisons, qui ont l'air de se serrer le soir au coin du feu. Elle passe le petit pont, grimpe la colline pour avoir une vue d'ensemble du rêve du peintre.  Inconsciente, elle prend une multitude d'escaliers, trébuche, tourne une fois à droite, trois fois à gauche, emprunte maintes impasses, fait demi tour, ivre des couleurs de la ville qui s'éveille. Comment renouveler l'inspiration?  se marre la rime pompette,  elle doute, elle a tant erré dans les méandres de la ville endormie, retrouvera t elle le chemin ?
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Enfin, quand le sommeil du dormeur se fait plus lourd, et sa respiration plus lente, elle arrive à la tour de guet. Du haut de son toupet, elle se rend compte que la ville à ses pieds, dans un mensonge fastueux, s'est transformée en cheval de ruelle. La blancheur et la tristesse de son oeil la paralyse, la fascine, vieille cité divine. 
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Dans un dernier paradoxe, la rime se réveille, contente d'avoir visité un peintre plutôt qu'un poète. L'esprit des poètes est en grève. Ces êtres, infesté de vers, peinent à expliquer, à se renouveler sur les mots, le peintre, lui,  l'aidera il à s'exprimer?  
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Le dormeur se retourne, grogne ou fredonne un air oublié. Soudain, la vie de la rime tourne au cauchemar,  des nuages crèvent au dessus de la cité, des trombes d'eau noient notre pauvre amie.   
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Dans un ultime sursaut, elle se regarde dans une mare,  et dans la flaque devenue miroir, notre rime  se retrouve émir : Chameaux, déserts , caravanes et sirènes, de charade en syllabes, la rime pénètre l'esprit du peintre et la pureté de ses désirs. 
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La rime brimée se brise et vole en éclat. Elle accuse le temps d'être assassin.  Elle a vécu ce que vivent les rimes, l'espace d'un songe.
 
Le tableau de Giorgio di Chirico : 
Giorgio_de_Chirico--1-.jpg
Le lien vers Collonge la rouge : ICI   ou LA      (où on peut voir la maison des sirènes)
 

Les mots collectés par Asphodèle

  Blancheur – doute – débauche – enfance – pureté – accuser – angélique – temps – diablotin – naïveté – mensonge – fredonner – fastueux – flaque.

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La consigne des Impromptus littéraires 

Votre imagination a bien travaillé cette semaine, mais vous savez qu'elle travaille aussi la

nuit, sans rime ni raison... C'est pourquoi nous vous proposons maintenant d'écrire un texte

sur le sujet de votre choix, dans la forme qui vous convient ; seule contrainte : utiliser au

moins trois mots qui riment avec rêve, trois autres qui riment avec songe, trois qui riment

avec cauchemar.

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:00

plumedesmotsunehistoire3

 

 


Au petit matin, Jeannot fut réveillé par un rayon du soleil. Il ouvrit un oeil,remua sa moustache, ouvrit l'autre oeil, regarda dans sa couche près de lui si sa chère et tendre Colombe dormait encore. Personne !!!
Inquiet, il se leva d'un bond. Il avait trop dormi. Et Colombe qui était si fragile en ce moment ! sa future maternité l'empêchait de dormir sereinement. La naissance était elle proche ? Etait elle allée prendre l'air ? Jeannot détala comme une flèche, appelant son amoureuse. Il sortit de leur chambre comme d 'un chapeau et dans le labyrinthe, prit un fois à droite, une fois à gauche, dans la direction de la nursery, criant qu'il allait être en retard. Et puis cette maison était trop grande ! Il n'était pas d'accord pour l'emplacement de cette nursery. Trop loin de la chambre des parents ! ! Pas moyen de couver et d'élever une progéniture convenablement sur ce toit en pente, mais Colombe avait été inflexible. Leur rejeton devait naître à l'extérieur et en hauteur comme ses ancêtres. "On ne déroge pas à des habitudes millénaires", avait elle déclamé. C'était elle la mère, elle savait ce qu'elle faisait ! Jeannot s'était senti minuscule face à sa bien aimée qu'il ne reconnaissait plus. L'être qu'il aimait plus que tout au monde était devenu une étrangère, qui montait sur ces ergots alors qu'il ne faisait que l'effleurer.  Elle n'avait rien voulu entendre : peu importaient les arguments de Jeannot sur le principe de précaution, sur le fait que dans sa famille à lui , les enfants dormait ensemble, serrés comme des peluches,  dans des berceaux douillets, un mètre sous terre.  
Jeannot senti la moutarde lui monter au nez , elle exagérait Colombe. Elle autrefois si douce, elle ressemblait maintenant à une grenade dégoupillée, un pétard fraîchement allumé. Le choix de futur prénom avait été un  détonateur de disputes, un révélateur de leurs différences.  Des noms d'oiseaux avaient volé ! Surmonteraient-ils cette épreuve ?     
Colombe ne parlait plus, ne mangeait presque plus , elle qui avant était un vrai bec sucré. 
Précautionnement, et pris  vertige, Jeannot grimpa sur le toit et s'approcha de Colombe qui couvait des yeux leur futur bébé, roucoulant d'un amour contenu : "Je me demande bien quelle tête va avoir notre enfant, car même si je sais que je l'aimerai toujours, comment trouvera t il sa place dans la société ?  la population environnante est elle prête à lui laisser une place ?" 
Ensemble Jeannot Lapin et Colombe, regardèrent l'oeuf se fendiller, et leur enfant sortir. Une tête hibouriffée et agile indiquait un tempéremment curieux et avide de découvertes.   Soulagé, Jeannot remarqua tout d'abord les grandes oreilles puis les fines ailes duveteuses Colombe murmura de sa voix redevenue douce et aimante.  " Il va falloir que tu ailles faire ta déposition à la mairie : et si on appelait Mélodie Lapinlombe, notre bébé ?  c'est une fille " 

 
Les mots collectéspar Olivia
habitude - principe - face - même - population - détonateur - parler - flèche - aimer - déposition - oeil - allumer - indiquer - effleurer
Photo prise lors de vacances en Espagne  en 2011(port LLigat- Maison Dali)
TRAIN-ET-DALI-2011-184.jpg
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La consigne d'avril d' Azacamopol
Si je vous dis "Avril"... à quoi pensez-vous ?
 
Avril, c'est le mois du Lapin de Pâques, le mois des œufs en chocolat, des poules, des poissons aussi...
Un mois festif pour les enfants.
Alors, en ce mois d'avril 2013, nous allons raconter, leur raconter, une histoire.
 
Pour cela, Azalaïs nous prête une photo prise par son mari.
Il s'agit de la maison-musée de Dali à Portlligat à côté de Cadaquès.
Cette histoire, ce conte, cette légende que nous composerons aura pour titre :
"L'œuf géant du lapin blanc"
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Je ne suis pas parvenue à mettre dans cet article la photo en question . Pur aller la voir c'est ici. On voit l'oeuf avant la naissance (et la mer par dessus le toit à moins que ce ne soit le ciel par dessus le toit)
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:00

plumedesmotsunehistoire3

 

 

Il faut que je vous raconte la dernière aventure qui m’est arrivée. J’en entends déjà qui ricanent (voire qui haussent les sourcils en disant que je suis malade), mais tout ce qui suit est la pure vérité, et non pas une tentative désespérée d’oublier la grisaille de cette fin d’hiver. Ce matin, en descendant dans le jardin, le  noyer était  en fleur. Cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille car c’est beaucoup trop tôt pour la floraison de ce vénérable centenaire. Intriguée,  je me suis approchée, et en ajustant mes lunettes, je remarquai que les fleurs du noyer n’étaient pas le phénomène le plus étrange. Non, ce qui était étrange, c’était le rond de spectateurs autour du noyer. Je les ai reconnus tout de suite, ils étaient venus, ils étaient tous là. Par  « ils » j’entends les légumes du potager du voisin (Je tiens à préciser que je n’ai pas de potager car je n’ai pas le sabot vert). Il y avait un premier rang d’oignon, un rang de poireaux qui n’aimaient pas attendre et qui bougonnaient, un rang de courgettes, un rang de frisées, un rang de tomates pas pourries derrière, un rang de tomates pourries devant….    Les aubergines montaient la garde de chaque côté. Je me rapprochai, curieuse,  et allait demander à un avocat, qui avait l’air de savoir ce qu’il faisait là, ce qui se passait quand j’entendis trois coups résonner. Plus besoin d’explication, l’énigme de cet attroupement était résolue : j’allais assister à la représentation d’une petite troupe théâtrale. Je me cachai donc derrière le tronc du noyer pour avoir une vue plongeante sur la suite des opérations. Un ballet de poireaux entra en scène déclenchant les applaudissements de la foule. Roulement de topinambours.  L’acteur entra en scène et là je le reconnus tout de suite, c’était Lewis Scarole : j’avais suivi ses aventures l’an dernier et je savais qu’il avait été chassé de son royaume des merveilles il y a peu de temps. Mais comment était-il arrivé dans mon jardin ? 
De sa voix rauque, il se mit à chanter dans un silence respectueux. Sa première chanson me semblait familière : « Je suis salade complètement saladeuuuuuu, » en rejetant sa chevelure verte d’un air négligé mais très étudié. L’assistance semblait sous le charme (et non pas sous le noyer pour ceux qui suivent) 
Les frisées avaient du mal à se retenir de se dandiner et se poussait du coude en entonnant le refrain. La chanson finie, l’assistance se mit à crier « LEWIS, LEWIS une autre, une autre ». Cabotin, celui-ci ne se fit pas prier  et entama le tube de l’été : "c’est l’amour dans le potage ouah ouh tchatchatcha …."
A ce moment-là, j’hésitai à aller chercher mon téléphone portable-caméra-dernier-cri pour immortaliser ce moment et puis je me suis dit que j’allais rater le clou du spectacle et j’ai renoncé. 
Les spectateurs faisaient le programme : les salsifis criaient « Lewis, LEWIS et nous ? notre hymne , s’il te plait Lewis » ! et Lewis se lança dans un chant dont vous connaissez sans doute tous l’air : « Salsifi, c’est fini et dire que c’était la recette de mon premier amour ». Pour les poireaux, j’ai bien noté les paroles dans mon calepin.  J’entendis à peu près ceci : « je me voyais déjà en haut de la quiche, sur la béchamel nos corps s’étalaient, je me voyais déjà adulé et riche .....». Il est trop fort Lewis : il chante comme Serge, " J'trie des pois des ptit pois, toujours des p'tits pois  , des pois d'première classe, des pois d'seconde classe"
Alors d’une toute petit voix, à la fin d'une chanson j’ai chuchoté à Lewis : « Lewis, Lewis , tu pourrais me chanter ma chanson préférée du grand Boris ?  Un peu surpris de cette intervention dans son show, il a ouvert sa bouche édentée, et a sussurré : « tu veux dire je suis Snob de Boriz Tian ?  Pas de problème, je la connais par cœur (de laitue) » et il entonna de refrain  repris en chœur par toute l’assistance.
« Je suis snob 
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de végétarien
Mais lorsque je sors mon cabat
Je suis fier du résultat
J'suis snob... Foutrement snob
Tous mes amis le sont
On est snobs et c'est bon
Et s’il a bien un truc que j’abohrre 
C’est le potage de chez Knorr »
.
Les mots collectés par Olivia
Vénérable – noyer - grisaille - théâtral - royaume – malade- arriver- énigme- abhorrer
.
La consigne des impromptus
Oubliant les gargouilles pour des occupations plus terre à terre, vous allez chercher quelques légumes pour la soupe, mais vous découvrez que vous avez la faculté d’entendre les murmures du potager…
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 00:00

plumedesmotsunehistoire3

 

 

Adam8885 se réveilla en sursaut. Une trompette sonnait le branle-bas de combat. 
Tout de suite, il entendit le haut parleur de sa chambrée cracher. "Attention , attention, tout le monde sur le pont", "Alerte maximum",  je répète "Alerte maximum",   "l'équipe des Rouges est demandée de tout urgence. L'équipe des Blancs n'est pas mobilisée , elle reste à l'atelier, en support au cas où il y aurait des blessés et où on aurait besoin de  renfort pour protéger l'avant garde." 
Comme toujours en pareil cas, Adam8885  se leva rapidement et suivit le flot de ses coéquipiers, tout de rouge vêtu comme lui. "Voilà, Voilà" bougonnait il, "c'est intolérable d'être réveillé ainsi en pleine nuit ". 
Il essaya dans le brouhaha général de savoir de quoi il en retournait. Son opinion était que c'était juste une fausse alerte , histoire de voir si la montée d'adrénaline se faisait bien, si tous les vaisseaux étaient en ordre de marche. 
Son chef harangua la foule qui était apparue en un clin d'oeil : "On est sur un gros coup , un coup de foudre. Notre patronne vient de tomber amoureuse. Il faut lui faciliter la tâche, que dis je, il nous faut assurer, montrer tout notre savoir-faire. Je souhaite que vous fassiez preuve de votre rigueur la plus professionnelle, notamment toi Adam8885. Il ne faut pas lâcher le morceau". 
Adam8885 soupira : "Encore amoureuse, la dernière fois, j'étais avec l'équipe de tête et franchement , son amoureux avait des yeux bovins et un teint de cachet d'aspirine . Il lui avait offert un affreux bouquet de roses rouges, certainement pour la séduire, cela avait été un fiasco total"
 Chef1254 lui coupa la parole. "Bon sang, Adam8885, cette fois vous êtes affecté à l'équipe du Col. Vous avez le droit de passer par les artères principales, vous pouvez griller tout les feux rouges. En avant , toute. De quoi vous plaigniez vous ?  un peu d'humilité vis à vis de vos camarades ne nuirait pas ! " 
Adam8885 sauta de joie. Pour une fois il avait de la veine : il allait appartenir à l'équipe du Col, celle qui assistait au tir du feu d'artifice, l'équipe la plus proche du tsunami, si tsunami il y avait bien sûr. 
Puis Chef1254  se désintéressa d'Adam8885 et entreprit de donner les consignes aux autres équipes : "Vous là bas, je vous nomme équipe du mollet gauche, ce n'est pas le moment d'avoir une crampe : ll vous faut irriguer, baigner, arroser." Et cette escouade, là, je vous charge du mollet droit, il a montré des signes de fatigue la semaine dernière.  Vous les bleus, je vous nomme "Equipe de la Force du Poignet. Enfin, vous les Rouges foncés, je vous nomme chef de coeur, il faut que ça pulse. Exécution"    
Alors Adam8885 redoubla d'efforts. La montée du col était difficile, mais sa tenacité allait être récompensée par une émotion qui serait peut être unique dans sa courte vie.  Lui et ses quatre millions  de collègues au mm3 allaient devenir célèbres, ils progressaient à vive allure pour remplir leur tâche. Ils nageaient au milieu des hormones et des plaquettes, comme ivres.
"On y est les copains" cria Adam8885 le globule rouge. "被财迷5的继 : On est arrivés  au col de l'utérus !!!". 
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Les mots collectés par Olivia  (clic pour lire les autres participants)
célèbre - attention - redoubler - bovin - apparaître - morceau - rigueur - opinion - force - mollet - notamment - intolérable - souhaiter
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Les 10 mots de la semaine de la francophonie, Miss Bouqinaix organise un petit concours ici 
Atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, équipe, protéger, savoir-faire, unique, vis à vis, voilà

 

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Published by Valentyne - dans Désirs d'histoires
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