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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 19:45

 

Ma participation à l’atelier d’écriture de Gwenaelle du 26 Juin

 

Les autres  participants sont ici

 

Voici la consigne

1. Le premier sujet a été proposé par Valentyne-qui-n’a-pas-froid-aux-yeux. Costaud, le sujet… 

Il faut écrire un texte sur le thème de la musique (ou sur le thème de votre choix) en y incluant les quatre citations suivantes :

« Non seulement ses proches étaient pour lui des étrangers mais il était encore étranger à lui-même ». (Vincent Van Gogh)

« Toute sa vie l’on doit être un enfant ». (Matisse)

« Elle avait une fleur à l’oreille, écoutant son parfum ». (Gauguin)

« On met longtemps à devenir jeune. » (Picasso)

2. Le second sujet vient tout droit du laboratoire à frissons d’Olivia…

Votre personnage se réveille dans une pièce inconnue, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé. Que lui est-il arrivé ? Il fait sombre, il fait froid, la peur monte.

 

 

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Vincent se retourna sur lui même et se cogna le coude. La douleur acheva de dissiper les brumes d’alcool ingurgité la veille : Il fit un effort pour se rappeler où il pouvait bien être mais il n’y a avait autour de lui pas un seul  rai de lumière  pour se repérer.

Le sol était dur, il n’était donc pas sur un matelas. Il n’était pas chez lui non plus, cela était une certitude : chez lui, les volets étaient trop détériorés pour faire un noir aussi complet

Au bout de quelques minutes, en restant totalement immobile afin de ne pas se recogner, il réussi à se rappeler des bribes de la soirée de la veille, à la fête de la musique.

Avait il réussi hier  à convaincre la jolie blonde de venir faire un tour avec lui ? Etait il chez elle ?  l’avait elle emmené, subjuguée par son charme ou alors ayant pitié de son éthylisme avancé ?

Elle lui avait tapé dans l’œil aussitôt, quand il l’avait vue sur scène,  la chanteuse du groupe de simili hard rock, mix, de heavy, de grunge et de Garage à la fois.

Maintenant, c’était la pause et elle était installée sur un haut tabouret du bar, sirotant sa bière. Sa jupe ultra courte lui allait comme un gant, enfin elle était moulante comme il les aimait. Son débardeur étincelait de mille feux. Quelques fabuleux tatouages sur ses épaules dénudées complétaient le personnage. Mais surtout ce qui l’avait décidé à l’aborder c’était le fait qu’elle avait une fleur à l’oreille, écoutant son parfum. Il sentait ce parfum d’ici, à 10 mètres; c’étaient les meilleures amphétamines qu’il ait jamais avalées : elles lui permettaient de s’enivrer de parfum, sans se faire rembarrer, par la fille ou son mec.  

Quelle fleur ?  il était incapable de le dire. Sa mère aurait pu certainement lui dire : une fleur exotique peut être ? orange vif, en tout cas.

 

Maintenant qu’il commençait à rassembler ces esprits, Vincent se dit que c’était le bon moment pour refaire une tentative, il s’assit donc, heureux de ne pas avoir de vertiges. Enfin, plutôt, il essaya de s’asseoir car, il se cogna à nouveau, plus violemment cette fois et sur le front. Il gémit, un peu groggy. Il étendit alors les bras avec précaution, 20 centimètres au dessus de sa tête, à peu près autant à droite et à gauche  et il ne pouvait pas totalement s’allonger : il eut une sueur froide : il était dans un cercueil, il ne voyait pas d’autre explication : mais comment était il arrivé ici ? Un reste d’alcool dans le sang lui permit de ne pas entièrement paniquer et lui fit relativiser la gravité de sa situation. 

Afin de fixer son attention et d’oublier la douleur de son front, il réfléchit à la suite de la soirée qui lui revenait toujours par flash.

Le groupe s’appelait « Les Valentins qui n’ont pas froid aux yeux », c’est ce qui il y avait marqué à l’entrée du pub : Le leader du groupe jouait de la guitare en forçant sur les accords en se déhancher ainsi : une vraie brute ;  le batteur, lui, semblait ne pas avoir dormi depuis des jours, les traits tirés et la chanteuse avait un filet de voix, à peine audible : la faute au guitariste déjanté ou aux amplis  mal réglés, allez savoir !

 

Il avait alors trouvé immédiatement son entrée en matière : « c’est vous Valentyne, l’égérie de ce fameux groupe qui jouait tout à l’heure, ils sont formidables, si si je suis sincère, je ne dis pas cela pour vous draguer » ? Son blabla était au point : il l’avait testé plusieurs fois : d’abord vouvoyer la proie, puis lui sortir des mots qu’elle ne devait pas connaître : égérie faisait très bien l’affaire : en général les femmes se sentaient flattées par l’intérêt qu’il leur montrait : par ses yeux bleus outremers aussi : sa Rolex ostensiblement à son poignet finissait de les conquérir.

 

Soudain, tout son corps fit une embardée et dans son cerveau tournant au ralenti, il eut comme une illumination : il était dans un coffre de voiture !!! pas dans un cercueil, il ne savait pas s’il devait se réjouir ou se lamenter.

 

Il ne se rappelait plus bien mais il avait du dire une énormité à la fille ou alors son mec n’avait pas supporté de la voir rire avec un inconnu, plutôt bien de sa personne. Car il faisait rire les femmes en leur racontant mille blagues,  à deux sous, mais dites avec un désarmant sourire enfantin. « Une vraie gueule d’ange » disait à mère.  

« Toute sa vie l’on doit être un enfant » avait il coutume de lui répondre. Celle-ci se lamentait qu’il n’arrive pas à se fixer justement et qu’il ne fonde pas de famille, mais une famille pourquoi faire ? 

La sienne, enfin son père, militaire et sa mère femme au foyer lui avait toujours paru étouffante : des devoirs, toujours des devoirs, des obligations à n’en plus finir. Mais maintenant que son père n’était plus là pour lui dicter sa conduite, il rattrapait le temps perdu et enchaînait fête sur fête.   

On met longtemps à devenir jeune, avait il entendu une fois. Cette expression lui avait plut et depuis deux ans il s’appliquait à la mettre en pratique et à profiter de la vie, à claquer son héritage, bref il rattrapait le temps perdu.

 

Cependant, maintenant il commençait à s’inquiéter : le guitariste fou, qui l’avait mis dans le coffre avait il l’intention de « juste le dépouiller » ou de lui « régler son compte » ?

 Difficile à dire, il avait eu l’air déjanté cet homme mais était il pour autant un tueur en série ou un psychopathe ?

Non seulement  ses proches étaient  pour lui des étrangers, mais il était encore étranger à lui même. Alors vous pensez bien, quelqu’un qu’il avait vu le temps de voir pendant deux chansons de quelques minutes, comment connaître ses intentions ?  

 

La voiture s’arrêta sur le bas côté. Vincent pris sa respiration et attendit qu’ « on » ouvre le coffre.

 

 

 

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Published by L écho des Ecuries - dans Atelier Skriban
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